Nicolas Sarkozy
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Le parti a finalement choisi le ni-ni (ni FN ni front républicain) pour la législative partielle du Doubs dimanche, mettant en minorité Nicolas Sarkozy.

L'UMP reste divisée sur l'attitude à adopter face au Front national en cas de duel électoral entre un candidat PS et un membre du parti d'extrême droite, au lendemain d'un bureau politique qui a pourtant appelé à s'abstenir ou à voter blanc. Les ténors de l'UMP, qui ont infligé mardi soir un camouflet à Nicolas Sarkozy en refusant à une courte majorité les propositions du président de l'UMP, ont continué mercredi d'afficher des points de vue totalement divergents.

Le principal parti d'opposition devait mettre un terme à la cacophonie qui règne depuis l'élimination de son candidat dimanche dernier lors de la législative partielle du Doubs, qui laisse un PS affronter la candidate frontiste dimanche prochain. Nicolas Sarkozy avait déclaré mardi, devant son groupe parlementaire à l'Assemblée, qu'il refuserait d'appeler à voter pour le candidat PS, mais qu'il ne pouvait pas non plus faire élire un troisième député frontiste parce que "la victoire nationale du FN n'est plus hypothétique" au niveau national.

La décision du bureau politique n'a rien réglé

"Notre position est claire : aucune complaisance ni alliance avec le Front national, liberté de vote pour nos électeurs", avait-il dit, ouvrant la voie à un vote pour le candidat PS. Cette proposition était un compromis entre la position traditionnelle de l'UMP définie en 2011 (le "ni-ni", ni front républicain, ni Front national, qui est en fait un appel à l'abstention ou au vote blanc) et celle de l'ancien Premier ministre Alain Juppé et de la vice-présidente de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui appelaient à voter PS dans le Doubs. La position de Nicolas Sarkozy a été rejetée par 19 voix contre 22 pour la motion "ni-ni".

La décision du bureau politique n'a absolument pas mis fin au débat et, dès sa sortie de la réunion, Alain Juppé a contesté la ligne mardi soir sur France 2. "Désormais, notre principal adversaire, c'est le Front national. On le voit bien, il est en train de devenir le premier parti de France", a-t-il déclaré pour expliquer son appel à voter en faveur du candidat socialiste dans le Doubs. Le président du Sénat, l'UMP Gérard Larcher a reconnu l'existence de deux sensibilités aujourd'hui au sein de l'UMP, qui doit "poursuivre le débat".

La cacophonie à l'UMP
La cacophonie à l'UMP © Radio France
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