Les Français et "Les Républicains"
Les Français et "Les Républicains" © Infographie Odoxa

L'UMP peut pour l'instant se rebaptiser "Les Républicains", le tribunal de grande instance de Paris ayant refusé mardi de se prononcer en urgence sur la demande d'interdiction d'utilisation de ce nom.

L’UMP pourra bien changer de nom et, malgré les procédures lancées contre elle, prendre le nom des "Républicains". Le tribunal de grande instance de Paris a finalement refusé de se prononcer sur la demande d’interdiction du nom. Il était saisi en référé par quatre partis ou associations de gauche et 143 particuliers, a estimé que le "trouble manifestement illicite" et le "dommage imminent" invoqués par les plaignants n'étaient pas démontrés. Pour le reste, il a estimé que les motifs des plaignants relevaient d'une procédure sur le fond.

De longs mois de procédures en perspective

"Nous allons très probablement faire appel", a déclaré l'un des avocats des requérants, Christophe Lèguevaques, après la décision. Il n'est toutefois pas évident qu'une telle procédure d'appel puisse intervenir avant la tenue du congrès "refondateur" qui doit voir l'UMP se transformer samedi en "Les Républicains", le nouveau nom voulu par Nicolas Sarkozy. Les demandeurs ont également annoncé leur intention d'engager une action au fond, procédure qui prendrait par contre de longs mois.

Le changement de nom n'emporterait pas l'enthousiasme des Français

Si on leur demandait leur avis, les Français tout comme les sympathisants de droite voteraient contre le nom "Les Républicains", selon le baromètre mensuel Odoxa pour France Inter, l'Express et la presse régionale. Alors que le 30 mai, l'UMP crée en 2002 par Jacques Chirac va faire sa mue et renaître sous l'appellation "Les Républicains", pour les Français et les sympathisants de droite c'est un "non" franc et massif" à ce nouveau nom. Un changement de "marque" par ailleurs attaqué en justice par des organisations de gauche et des particuliers. Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre sa décision ce mardi.

S'ils pouvaient voter, comme les militants UMP vont le faire les 28 et 29 mai prochain, 73% des Français et 59% des sympathisants de droite se prononceraient contre le nouveau nom choisi par Nicolas Sarkozy. Même parmi les sympathisants de l’UMP l’enthousiasme n’est pas de mise : 48% sont contre et 48% pour. Une égalité bien loin du plébiscite espéré par le nouveau Président du parti.

Les raisons du rejet de ce nom

Interrogés par Odoxa, les Français trouvent que ce nom n’est ni moderne (73%), ni rassembleur (57%), ni en proximité avec les gens (64%). Surtout, ils trouvent que ce nom n’est pas légitime (69%) et qu’il ne correspond pas bien aux valeurs de la droite française (57%), et même qu’il ne "fait pas spécialement plus de droite que de gauche" (55%).

Pourquoi ce nom provoque-t-il autant de résistance ? Les explications de Carine Bécard et de Céline Bracq d'Odoxa

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Sondage Odoxa :"Les Républicains" contestés

Au palmarès de l'adhésion et du rejet

A droite, Alain Juppé est la personnalité politique préférée des Français.

Avec 41% (+ 3 par rapport au mois précédent) Alain Juppé continue de susciter l’adhésion des Français alors que Nicolas Sarkozy est celui qui suscite le plus d’adhésion parmi les sympathisants de droite (60% + 4). Surtout, l'ex Président provoque le rejet de près d’un Français sur deux (48%).

Marine Le Pen et Marion Le Pen Maréchal sont toujours en tête du palmarès des personnalités politiques les plus rejetés par les Français et elles progressent respectivement de 4 et 6 points par rapport à avril.

Soutien
Soutien © Infographie Odoxa
rejet
rejet © Infographie Odoxa

Popularité de l’exécutif

Si les popularités des deux têtes de l’État s’améliorent légèrement par rapport à avril (+2), plus de trois quart des Français estiment toujours que François Hollande est un mauvais Président (76%). Le chef du Gouvernement bénéficie lui d'une bien meilleur appréciation de son action, puisque quatre Français sur dix pensent que Manuel Valls est un bon Premier ministre (41%).

►►► POUR EN SAVOIR PLUS | Consulter le Baromètre mensuel Odoxa du mois de mai 2015

Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de Français (999 personnes) interrogés par Internet les 21 et 22 mai 2015 selon la méthode des quotas.

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