[scald=62137:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le groupe UMP de l'Assemblée a refusé mardi de réduire de 10% les indemnités des députés français, comme le proposait l'un de ses membres pour faire participer la représentation nationale à l'effort de rigueur auquel sont soumis les Français.

Lionel Luca, l'un des chefs de file du collectif de la Droite populaire, l'aile droitière de l'UMP, a proposé un amendement au projet de budget pour 2012 dans le cadre des mesures d'économies supplémentaires présenté lundi par le Premier ministre, François Fillon.

Le député des Alpes-Maritimes affirme dans le texte de son amendement signé par 21 de ses collègues UMP (sur 307) que cette réduction permettrait une économie de 5 millions d'euros qui s'ajouterait à celles réalisées grâce au gel des salaires du chef de l'Etat et des membres du gouvernement.

"C'est un sujet qui a été évacué, qui est réglé. Il y a un gel des indemnités des élus depuis deux ans et ensuite des économies très importantes ont été faites à l'Assemblée", a déclaré Christian Jacob, le président du groupe majoritaire, à l'issue de la réunion hebdomadaire des députés UMP.

Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, est intervenu pour rappeler qu'il avait fait adopter un amendement qui prévoit pour 2012 une réduction de 3% de la dotation pour frais de fonctionnement de l'Assemblée demandée à l'Etat.

Le président de l'Assemblée, relayé par le "patron" du groupe UMP, a rappelé que depuis le début de la législature, en juin 2007, cette dotation annuelle est restée inchangée, soit une économie de 165 millions d'euros réalisée à ce jour.

Avec cette nouvelle réduction de 3%, les économies, ont-ils souligné, vont ainsi s'élever à 180 millions d'euros pour toute la durée de la législature 2007-2012.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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