[scald=95843:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a appelé mercredi les parlementaires de la majorité à se mobiliser derrière lui, relayer ses messages et porter le fer contre le candidat socialiste François Hollande, accusé de manquer d'idées neuves et de pratiquer l'art de "l'esquive".

Une semaine après avoir officiellement annoncé qu'il briguerait un second mandat, le président-candidat a rencontré dans une salle proche de son quartier général de campagne, dans le XVe arrondissement de Paris, des élus qui étaient pressés de longue date d'en découdre.

Les premiers meetings de Nicolas Sarkozy, à Annecy et à Marseille, et le frémissement constaté dans certains sondages, où le candidat UMP comble une partie de son retard sur François Hollande dans les intentions de vote du premier tour, ont suffi à redonner le moral aux troupes.

"La campagne est bonne. On voit ce qui était prévu quand Nicolas Sarkozy entre en campagne, ça dépote", a déclaré à la presse le député de Paris Bernard Debré. "Je suis arrivé confiant, je suis sorti encore plus confiant."

Selon l'ancien ministre du Budget Eric Woerth, le chef de l'Etat "a montré toute sa détermination à mener ce combat" électoral ."Il a également appelé tous les parlementaires à l'aider, à relayer aussi ses propositions."

Toujours selon Bernard Debré, "il y aura des propositions toutes les semaines. "On va amener les Français à réfléchir sur nos propositions, il n'y en a plus à gauche, elles ont été données", a-t-il ajouté.

Le député de la Drôme Hervé Mariton a estimé pour sa part que, même avec des sondages "pas globalement favorables, même s'il y a parfois quelques améliorations de-ci de-là, il y a une énergie extraordinaire".

"C'est tout sauf 'chronique d'une défaite annoncée', a-t-il dit. Il y a clairement une envie de gagner, parce qu'on a envie de gagner en tant qu'équipe (...) Et cette énergie est là, elle est rappelée ce matin. Je crois que c'est plutôt bienvenu."

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'est chargé de porter les attaques contre François Hollande, accusé de pratiquer "l'art de l'esquive, sauf que l'esquive c'est pas une politique".

"François Hollande devra sortir à un moment ou à un autre de cette stratégie de planque pour dire ce que lui propose, aujourd'hui on n'entend pas grand-chose. (...) à un moment il faudra qu'il enlève son regard rivé sur les sondages pour dire ce qu'il propose."

Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry, édité par Patrick Vignal

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