[scald=25641:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La Cour des comptes salue dans un rapport l'amélioration des comptes de la présidence de la République française et de leur gestion et présente des pistes pour réduire les charges et augmenter la transparence.

Les dépenses de l'Elysée ont légèrement baissé entre 2008 et 2010, passant de 113,6 millions d'euros à 112,2 millions, selon ce rapport sur les comptes de la présidence publié lundi.

"La Cour constate que la gestion des services de la présidence s'est améliorée de manière ininterrompue au cours des trois derniers exercices", a dit son premier président, Didier Migaud, en présentant à la presse le bilan de trois années de contrôle des comptes de l'Elysée.

"Plus rigoureuse, plus conforme aux règles de droit, notamment celles encadrant la commande publique, elle s'appuie également sur des comptes mieux contrôlés et par conséquent plus fiables", a-t-il ajouté

La quasi-totalité des recommandations faites par la Cour dans le passé ont été suivies d'effet et la plupart des insuffisances ont été réparées, a précisé Didier Migaud.

La Cour souligne en particulier la diminution des charges de fonctionnement courant, qui représentent 18% des charges totales et ont baissé de 11,3% en 2010 par rapport à 2009 et de 21,6% par rapport à 2008.

Elle note la baisse significative des effectifs, qui sont passés de 1.031 agents fin 2008 à 904 fin 2010 (et 896 à la mi-mars 2011), le nombre de conseillers passant de 82 à 46.

Elle relève que les dépenses de communication, critiquées lors de l'examen des comptes de l'année 2008, ont été ramenées à 1,44 million d'euros en 2010 contre 3,28 millions en 2008.

Au registre des recommandations, elle suggère de poursuivre l'allègement des charges de la restauration administrative et des cuisines, de déclarer au fisc l'avantage en nature que représente la gratuité des repas de certains personnels ou d'alléger le coût des journaux, magazines et revues.

Elle recommande de s'assurer que les prestations fournies dans les domaines du conseil et de la stratégie de communication sont bien en adéquation avec leur rémunération, à travers des cahiers des charges précis.

Elle suggère d'autre part d'étendre le champ de la consultation lors des appels d'offres, pour accroître la concurrence, et de consolider le contrôle interne comptable et le contrôle de gestion.

Jean-Baptiste Vey et Emile Picy, édité par Emmanuel Jarry

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