François Fillon a dénoncé une enquête "exclusivement à charge", un traitement inédit par les juges, notamment du fait de sa convocation rapide, le 15 mars prochain.

François Fillon dénonce la date "calculée" de sa convocation devant les juges d'instruction
François Fillon dénonce la date "calculée" de sa convocation devant les juges d'instruction © Maxppp / Yoan Valat

La convocation de François Fillon devant les juges d'instruction aura lieu le 15 mars, soit deux jours avant la clôture des candidatures. Le candidat Les Républicains estime que c'est une date "calculée" pour l'empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle.

Une rapidité de convocation inédite

"Il est sans exemple dans une affaire de cette importance", dit François Fillon, "qu'une convocation aux fins de mise en examen soit lancée quelques jours après la désignation des juges". C'est en effet inédit. Les deux mises en examen de Nicolas Sarkozy, par exemple, dans l'affaire Bygmalion et dans celle des écoutes, ont eu lieu respectivement huit et quatre mois après la saisine des juges d'instruction.

Si chaque affaire est différente, on peut noter que pour François Fillon, le calendrier a indéniablement été accéléré.

Une mise en examen ultérieure aurait pu perturber le scrutin

Les juges ont-ils pris en compte la date limite de dépôt des candidatures à la présidentielle le 17 mars ? C'est probable. Une mise en examen après cette date, encore plus près de l'élection, aurait comporté un risque accru de perturber le scrutin. Même si aucune trêve judiciaire n'existe dans les textes, on imagine mal les magistrats convoquer un candidat à quelques jours du premier tour. Il restait la possibilité d'attendre après les élections. Mais le risque aurait été cette fois de donner l'image d'une justice à deux vitesses, qui s'arrête pour certains, et pas pour d'autres. Quoiqu'il en soit, une mise en examen n'empêche aucunement, en termes juridiques, de se présenter à une élection.

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