the logo of the ump political party is pictured outside the new ump party headquarters in paris
the logo of the ump political party is pictured outside the new ump party headquarters in paris © reuters

Le courant sarkozyste de la "Droite forte" organise ce samedi sa deuxième Fête de la violette en Sologne. Près de 2.500 personnes se sont réunies pour afficher leur soutien à l'ancien président et peut-être futur candidat.

L'année dernière, lors de la première édition, c'est Jean-François Copé qui était au centre de l'évènement. Mais cette année, avec le retour médiatique (et judiciaire) retentissant de Nicolas Sarkozy, l'ancien président était dans tous les esprits... et dans tous les discours.

Celui de Luc Chatel d'abord , secrétaire général par intérim du parti, qui a appelé les sarkozystes à "serrer les cours" autour de leur champion pour 2017.

Dans une famille politique, face aux épreuves, il faut se serrer les coudes ! Je n'ai pas la reconnaissance ingrate. Nicolas Sarkozy m'a fait l'honneur d'être son ministre pendant cinq ans : comment pourrais-je aujourd'hui me contenter de garder un silence poli ? C'est une question de morale personnelle, de loyauté, de vérité.

De son côté, Brice Hortefeux a affiché un soutien encore plus chaleureux à l'ex-candidat malheureux de 2012. Selon lui, l'UMP a "besoin" de Nicolas Sarkozy, au coeur d'une tourmente judiciaire et de divisions internes. Présenté par Geoffroy Didier (cofondateur de la Droite Forte) comme le "meilleur ami de Nicolas Sarkozy depuis 1976", l'ancien ministre de l'Intérieur a défendu ce dernier.

Pas besoin de discours sinueux, de périphrases alambiquées et de pudeurs de jeune fille: l'engagement de Nicolas Sarkozy, qui était une possibilité, devient aujourd'hui une nécessité. Certains diront qu'il y a les affaires. Ah, les affaires! Comme elles sont commodes, comme elles sont utiles, comme elles sont les bienvenues pour tenter de faire reculer, d'empêcher, de dissuader. Ne vous laissez pas abuser, il n'y a pas d'affaires.

Pour Brice Hortefeux comme pour le public de cette fête annuelle, qui a régulièrement scandé "Nicolas, Nicolas" au cours de la journée, l'ancien président est "le plus courageux, le plus déterminé, le plus courageux". "Qqu'ils le combattent à la loyale !", a même lancé l'ancien ministre, évoquant à demi-mot la thèse (très en vogue dans les rangs des sarkozystes) de magistrats partiaux qui ne cherchent qu'à faire tomber "leur" candidat.

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