Le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon a vécu une année en dents de scie. Plus de 19% au premier tour de la présidentielle, mais une décrue sévère un mois plus tard aux législatives. Tout reste à construire pour une France Insoumise qui entend jouer un rôle important dans les années à venir.

Après avoir tutoyé les sommets, Jean-Luc Mélenchon et sa France insoumise veulent s'inscrire dans une alternative de gouvernement.
Après avoir tutoyé les sommets, Jean-Luc Mélenchon et sa France insoumise veulent s'inscrire dans une alternative de gouvernement. © AFP / JOSEP LAGO

Le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon a vécu une année en dents de scie. Les sondages le voyaient en dessous ; les électeurs lui ont donné 19% de leurs suffrages au premier tour de la présidentielle 2017. Mais aux législatives, un mois plus tard, la France insoumise ne transformait pas l'essai. 

Une année cyclothymique, en quelque sorte, pour le parti de gauche. Des hauts des bas et l'humeur du chef qui va avec. Exalté lors d'une campagne qui lui a fait quasiment tutoyer l'Olympe... On a beaucoup glosé moqué ergoté sur ces fameuses 600 000 voix qui lui ont manqué.

Puis la descente des législatives, avec 17 députés seulement. Une dépression présumée vite jugulée par la frénésie politique du groupe, l'agit prop à base de paniers repas dans l'hémicycle pour dénoncer la baisse des APL ou d'actions coup de poing sur le terrain. 

Une bataille perdue

L'acmé restera la manifestation contre les ordonnances travail, le "coup d'Etat social", comme l'a appelé Jean-Luc Mélenchon. Ce 23 septembre à Paris, où la France Insoumise pense qu'elle pourra mobiliser derrière les syndicats 1 million de personnes sur les Champs-Elysées.

Las, le mouvement social a capoté et l'Insoumis en chef a concédé qu'Emmanuel Macron avait emporté le premier round.

La France insoumise compte aujourd'hui sur ce qu'elle appelle une "dynamique gazeuse" pour passer le prochain col. S'inscrire dans le paysage politique comme une véritable alternative de gouvernement, et pas seulement une excroissance du "dégagisme" de gauche.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.