Une nouvelle candidature à gauche, une de plus. Une déclaration très peu apprécie de Claude Bartolone. Le PC qui rallie Jean-Luc Mélenchon. Résumé d'une journée de samedi à gauche

Sylvia Pinel nouvelel candidate à gauche pour la présidentielle
Sylvia Pinel nouvelel candidate à gauche pour la présidentielle © Maxppp / Thomas Padilla

Après Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, encore un ministre de François Hollande qui veut se présenter à la présidentielle. Et encore un candidat de gauche qui ne souhaite pas passer par la primaire, comme Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron ou Yannick Jadot d'EELV.

L’ancienne ministre du Logement et présidente depuis septembre du Parti radical de gauche sera donc candidate à l'élection présidentielle de 2017. Ainsi en a décidé son parti, réuni pour une convention nationale, par 344 voix contre 46.

Alors que le PRG avait participé en 2011 à la primaire organisée par le Parti socialiste, il veut cette fois-ci faire bande à part. Pourtant Jean-Michel Baylet est toujours membre du gouvernement - il est ministre de l'Aménagement du territoire - et toujours membre extrèmement influent du PRG dont il était le président jusqu'à il y a peu.

Une candidature qui fragilise encore davantage la position de la gauche

Sylvia Pinel ne se sent pas le moins du monde responsable et renvoie la responsabilité à l'exécutif : "Cela fait plusieurs semaines, plusieurs mois, que nous appelons la gauche de gouvernement à se réveiller, à avoir un sursaut. Je constate que cet appel à l'unité et au rassemblement n'a pas été entendu par nos alliés et aujourd'hui il était légitime que les militants radicaux souhaitent pouvoir faire entendre aussi ce qu'ils ont à dire aux Français dans cette élection".

La candidature ira-t-elle jusqu’au bout ? Certains commentateurs font remarquer qu’il pourrait s’agir surtout de peser sur le PS avec lequel le PRG doit négocier un accord électoral pour les futures législatives.

C’est comme ça que le porte-parole du gouvernement a résumé les propos du président PS de l'Assemblée nationale qui a réussi à troubler l’un des rares moments d'union à gauche.

Ce samedi Martine Aubry avait réuni un "Carrefour des gauches et de l'écologie" à Bondy (Seine-Saint-Denis), pour tenter de ressusciter la gauche "rouge-rose-verte". C’est ce moment qu’a choisi Claude Bartolone pour plaider pour la participation à la fois de François Hollande et Manuel Valls à la primaire organisée en janvier par le PS. Ce serait un "électrochoc" salutaire, selon lui. Une hérésie institutionnelle aux yeux de beaucoup.

La sortie de Bartolone n'a pas été du goût de tous les participants. "Il a gâché la fête", a déploré la députée Marie-Arlette Carlotti, qui y voit "la réaction d'un homme blessé". Claude Bartolone est visiblement toujours aussi en colère contre le chef de l'État, auquel il reproche des propos peu amènes à son égard dans le livre "Un président ne devrait pas dire ça".

Pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon est adoubé par le PC

La base a tranché. Malgré la décision de la Conférence nationale du Parti qui s’est prononcée pour une candidature indépendante, le Parti communiste se rangera derrière Jean-Luc Mélenchon. Les militants ont voté à 53,6% en faveur d’un soutien à "la France Insoumise", contre 46,4% qui lui préféraient une candidature indépendante. Le député communiste du Puy-de-Dôme et chef de file du groupe Front de Gauche à l'Assemblée nationale, André Chassaigne, avait mis en garde mercredi contre un ralliement à Jean-Luc Mélenchon, qui constituerait selon lui "un coup fatal porté au PCF". Il n'a pas été entendu par la base.

Le soutien au leader de la France insoumise devient "la décision du Parti communiste français", a expliqué le PCF dans un communiqué.

Karine Berger, député et membre du Bureau national du PS parle d'"autodestruction". On ne saurait mieux dire....

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