Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent au congrès du PC à Aubervilliers
Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent au congrès du PC à Aubervilliers © Nicolas MESSYASZ/SIPA

Jean-Luc Mélenchon a tenu ce dimanche à son premier meeting de campagne à Paris, une réunion publique de ce qu’il a appelé "La France insoumise". Alors que Pierre Laurent regrette toujours qu'on n'ait pas mis d'abord en ouvre un processus collectif".

C'est ce qui s'appelle partir de loin. Onze mois avant la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a tenu ce dimanche à son premier meeting de campagne à Paris, une réunion publique de ce qu’il a appelé "La France insoumise". L’ex leader du Front de gauche a appelé les milliers de personnes réunies place Stalingrad, là même où il avait lancé sa précédente campagne en 2011, à une campagne présidentielle "victorieuse" et non "pas simplement pour témoigner".

Après avoir fait un "défilé des insoumis" réunissant intermittents, taxis, profs, chômeurs, agriculteurs bio, écologistes, cheminots ou encore lycéens, Jean-Luc. Mélenchon les a appelés à "Rêvez, rêvez fort, pensez fort, imaginez fort et cela suffira".

Rappelant avoir réuni autour de son nom 4 millions de voix en 2012, il a demandé à chacun de ses électeurs d'alors d'en convaincre un autre: "C'est en convaincant un par un, une par une que nous allons avancer pour finalement gagner", a-t-il parié.

Partir tôt plutôt qu’attendre une éventuelle primaire

Evoquant "les obscurs conciliabules de je ne sais quelle primaire", Jean-Luc Mélenchon a estimé que ce n'est pas "en se groupant comme un troupeau affolé derrière les moins-disant, les plus usés, les derniers arrivés que nous trouverions notre chemin. Non, c'est en portant nos idées, en combattant un par un.

Jean-Luc Mélenchon

Ce n'est pas le temps des programmes minimums, des plateformes convenues entre des états-majors... Ce n'est pas le temps des candidats champignons ou passe-muraille... Il faut du caractère, de la volonté pour défier ces lobbies immenses déja mobilisés contre nous.

"On aurait du d'abord mettre en ouvre un processus collectif"

Jean-Luc Mélenchon n'a pas encore le soutien du Parti Communiste puisqu'en début d'après-midi Pierre Laurent, en conclusion du congrès de son parti, a réitéré son idée d'organiser une primaire de la gauche non socialiste :

Je lance à nouveau un appel à toutes les femmes et les hommes de gauche de ce pays, à tous les électeurs socialistes, à tous les socialistes, je leur dis : "rendez-vous à l'évidence, François Hollande ne peut pas être votre candidat, il ne peut plus être le nôtre, il ne peut plus être en 2017 le candidat qui fait gagner la gauche".

Pour celui qui a été réélu au poste de secrétaire national, Jean-Luc Mélenchon est parti en campagne sans l'aval du PCF, mais surtout il est parti trop vite :

Pierre Laurent

Si chacun le fait dans son coin, que ça ne converge pas nous risquons d'aller à la défaite générale

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