manuel valls en met garde contre la disparition de la gauche en 2017
manuel valls en met garde contre la disparition de la gauche en 2017 © reuters

Oui, selon Manuel Valls, qui a mis en garde le Conseil national du Parti socialiste contre un possible échec dès le premier tour de la présidentielle de 2017. Pour le Premier ministre, Marine Le Pen pourrait suivre le même parcours que son père en 2002.

Et si 2017 était l'année de la disparition de la gauche, en tout cas telle qu'on la connait actuellement ? Manuel Valls a partagé samedi son inquiétude sur le sujet. C'était face à des militants socialistes, au Conseil national du Parti.

Manuel Valls craint une nouvelle donne politique sans le PS

Car pour le Premier ministre, Marine Le Pen pourrait se qualifier pour le second tour en 2017, éclipsant l'un des deux grands partis républicains... Sans doute le PS.

Décryptage avec Marion Lagardère

La gauche "qui n'a jamais été aussi faible depuis 1958 peut mourir", a confié Manuel Valls lors du Conseil national, à huis clos. "Nous pourrions basculer dans une nouvelle ère. Une ère dans laquelle un des grands partis républicains, et sans que cela soit une surprise, peut être absent de grand rendez-vous électoral."

Des propos qui répondent indirectement à l'inquiétude, la semaine dernière, de Xavier Bertrand. Le candidat à la primaire de l'UMP avait évoqué sur France Inter le risque que son parti "meure".

Le danger de voir ces formations s'effondrer ou éclater au profit des partis extrêmes est-il bien réel ? Oui, pour le politologue Stéphane Rozes, président de Centre analyse et Perspective.

Il répond à Marion Lagardère

Inquiétude véritable ou stratégie politique ?

La déclaration de Manuel Valls n'arrive pas par hasard. Le Premier ministre doit gérer à la fois l'impopularité de l'exécutif socialiste, mais aussi la contestation au sein même de son Parti.

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Le collectif de "l'appel des cent", par exemple, réclame de toute urgence une réorientation politique de la gauche de gouvernement, en particulier sa politique économique et sociale. À la gauche du PS, on dénonce aussi les "trahisons" du parti de gauche depuis la présidentielle sur certaines promesses électorales. Cécile Duflot, notamment, s'est indignée du sort réservé à sa loi logement, qui subira "plusieurs modifications", de l'aveu même du Premier ministre.

Face à ces frondeurs, Manuel Valls mise donc sur la nécessité d'unité pour assurer la survie du parti. Pour lui, il est notamment nécessaire que les socialistes votent d'une seule voix les textes sur le Pacte de responsabilité et de solidarité. "Prendre un autre chemin conduirait à l'échec". Mais pour qui ?

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