[scald=75101:sdl_editor_representation]LYON (Reuters) - Des aéroports français, dont Lyon-Saint-Exupéry et Paris-Charles-de-Gaulle, devraient connaître lundi une quatrième journée consécutive de perturbations en raison de la reconduction de la grève des agents de sécurité.

Ainsi, 30% des vols devraient être annulés lundi à Lyon-Saint-Exupéry, a-t-on appris auprès de la direction. Sur les 150 vols normalement prévus pour la journée, une centaine devraient décoller à partir de 8h00.

Les syndicats des sociétés de sûreté des aéroports, qui emploient environ 10.000 personnes, demandent des hausses de salaires et l'amélioration des conditions de travail.

Les négociations entre la direction nationale de la Brink's et les syndicats, à Lyon, n'ont pas abouti.

"On nous propose de petits accords locaux mais pas d'accords nationaux", regrette Yacine Bah, délégué CGT de l'entreprise. Il a annoncé "une reconduction de la grève" et "un durcissement du mouvement".

"Nous sommes à 100% de grévistes à Lyon et à partir de lundi le mouvement va s'étendre à (Paris-)Orly et à Nice", a ajouté ce syndicaliste, qui regrette que l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry "fasse appel à des sociétés extérieures pour traiter les vols".

Une cinquantaine de salariés de l'aéroport ont été mobilisés depuis le début du conflit pour renforcer le dispositif d'accueil et de renseignement des passagers.

Plusieurs milliers de personnes étaient restées en souffrance vendredi à l'aérogare, pris de cours par la grève des agents de sûreté ou espérant une reprise rapide du trafic.

La situation était plus apaisée samedi et dimanche, l'aéroport ayant demandé aux voyageurs dont les vols étaient annulés de ne pas se présenter.

La direction de l'aéroport a par ailleurs demandé aux passagers d'éviter les bagages de format hors normes comme des skis, surfs, sacs de golf ou vélos.

LE TERMINAL 2 DE CDG AFFECTÉ

Dimanche matin il n'y a eu aucun vol à Lyon-Saint-Exupéry, alors que 125 étaient programmés pour la journée. Quarante-six vols étaient annoncés entre 13h20 et 19h30 (12h20-18h30 GMT), soit 50% du trafic normal de l'après-midi.

A Paris, les vols les plus affectés par ce mouvement ont été les liaisons internationales long-courriers à partir des terminaux 2E et 2F de Charles-de-Gaulle, a précisé Aéroports de Paris (ADP) dans un communiqué.

"Sur les 640 vols prévus ce jour au départ de Paris-Charles-de-Gaulle, plus de 450 sont partis avec un retard moyen de 45 minutes", a précisé ADP en fin d'après-midi.

La direction des aéroports parisiens s'attend à de nouveaux retards lundi à certains postes de contrôle.

A Toulouse-Blagnac, les vols affichaient dimanche un retard moyen de 12 minutes à l'embarquement, plus que samedi.

"Il n'y a eu pour le moment aucune annulation de vol", a précisé à Reuters Marc Dupeyron, directeur de la communication de cet aéroport. "Les effets de cette grève ont été amoindris dimanche matin par le fait que les usagers ont écouté nos consignes et sont arrivés très en avance, ce qui a permis de lisser les procédures d'embarquement."

Selon Dominique Ducloux, chef d'escale de permanence, les grévistes ont manifesté bruyamment dimanche matin dans les halls départ de Toulouse-Blagnac.

Ces deux responsables n'ont pas confirmé des informations selon lesquelles cinq agents non grévistes de la Brink's, une des deux sociétés de sûreté opérant à Toulouse avec ICTS, avaient été amenés samedi de Nice pour renforcer les équipes de Toulouse, où la totalité des 60 agents d'ICTS étaient en grève.

Catherine Lagrange et Nicolas Fichot, édité par Emmanuel Jarry

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.