Capture écran du compte Twitter @LoiTravail
Capture écran du compte Twitter @LoiTravail © Radio France

Il y a comme un bouillonnement sur la toile et une nouvelle forme de dialogue direct entre citoyens et politiques : près de 600 000 signatures ont déjà été recueillies pour une pétition en ligne contre le projet de loi Travail. Le gouvernement, lui, tente une riposte 2.0.

Depuis sa présentation, le projet de réforme du code du travail de Myriam El Khomri ne cesse de faire des remous, jusque sur la toile : une pétition du site Change.org approche les 600 000 signatures. Sans compter les centaines de témoignages sur la précarité au travail sur Twitter , et la multiplication du mot-clé #OnVautMieuxQueCa ou cet appel à la grève pour le 9 mars lancé sur Facebook dans la page "Loi travail ? Non merci !" . La mobilisation 2.0 dépasse les syndicats traditionnels et oblige le gouvernement à lancer la riposte.

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Un compte Twitter pour expliquer la loi travail

Les partisans de ce projet de Loi Travail ont imaginé un compte Twitter@LoiTravail (twitter.com/LoiTravail) pour expliquer les nouvelles dispositions du texte.

Pour répondre aux constestataires, la ministre du travail elle-même a pris la plume : Myriam El Khomri a posté directement sa réponse sur le site de la pétition internet.

La ministre n'entre pas dans le détail des mesures comme le plafonnement des indemnités aux prudhommes ou le licenciement économique plus facile, mais elle préfère réaffirmer sa philosophie : ce n'est pas une dérégulation mais une nouvelle régulation par entreprise.

Il s'agit de donner de nouveaux droits aux salariés, avec le compte personnel d'activité ou le droit à la déconnexion, et l'objectif principal est de favoriser les embauches avec un droit plus clair.

S’adapter à la contestation virale

Un ministre qui répond directement aux contestataires sur internet, c'est du jamais vu ou presque …question de génération (Myriam El Khomri a 38 ans). Les initiateurs de la pétition l'ont inscrite sur le site, et elle reçoit des alertes toutes les 50 000 signatures. Il lui faut donc s'adapter à cette contestation virale sur Internet, avec les mêmes armes et un compte Twitter. Sauf que la réaction sur internet est immédiate et parfois violente, avec des détournements, des "Non, casse toi" …et même des signalements à Twitter du compte @LoiTravail pour menaces de violences .

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