De Twitter à Instagram en passant par Facebook, les internautes ont rendu hommage à leur façon à l'ancien président de la République, Jacques Chirac, décédé jeudi matin.

Jacques Chirac a fait la "une" d'Instagram ce jeudi.
Jacques Chirac a fait la "une" d'Instagram ce jeudi. ©

Il y a bien eu les hommages des politiques, les hommages des stars. Et puis il y a ceux du web. Sur internet, les instagrammeurs et autres twittos s'en sont donnés à cœur joie pour saluer l'ancien chef de l'État, Jacques Chirac, décédé jeudi matin. Premier exemple : le "compte officiel de... Dieu" ! 

Des comptes qui “suivaient”... son état de santé 

Sur Twitter, plusieurs comptes parodiques suivaient (plus ou moins) en direct l’état de santé de l’ancien président. Tous les jours, “État De Santé Quotidien De Jacques Chirac” publiait jusqu’alors un tweet “Il est vivant”. Ce matin, le compte a changé son habituelle rengaine : “Il est mort”. Idem, le compte “Jacques Chirac est-il mort ?” répondait à cette question tous les jours. 

Les internautes nostalgiques

L’illustratrice Aurélie de la Pontais a pris son crayon ce matin, à l’annonce du décès de Jacques Chirac pour réaliser un dessin posté sur Instagram et se souvenir des “imitations pourries” de l’ancien président qu’elle faisait “avec ses cousins”. 

Un autre dessinateur s’amuse avec l’une des phrases célèbres de Jacques Chirac, prononcée en Israël, lors d’un bain de foule : “What do you want ?! You want me to go back to my grave ?” (“grave” voulant dire la tombe in english !)

Le compte “Retroquet” ne poste lui que des photos… de troquets. “Une fois n’est pas coutume, Rétroquet franchit le seuil pour un hommage à Jacques Chirac, amoureux des zincs et fervent supporter, à sa manière, des rétroquets”

Nostalgique de la fameuse CX de Jacques Chirac, le photographe qui tient le compte @discret reposte l’une de ses photos ce matin présentant une miniature de la voiture et du couple présidentielle devant l’Arc de Triomphe. 

Certains fouillent dans leurs archives et dans leur mémoire

Journaliste au JDD, Michael Bloch raconte sur Twitter une anecdote sur Jacques Chirac et sa propre mère. “En 2001, elle était secrétaire au CRIF. Un jour, elle reçoit un appel d’une personne se présentant comme Jacques Chirac. Ma mère n’y croit pas et raccroche”. L’anecdote s’est retrouvée, une semaine d’après, dans le Canard Enchaîné. 

La journaliste Constance Vergara raconte une anecdote sur Jacques Chirac : lorsqu’elle était stagiaire à Paris Match 1998, on lui avait demander “de se faufiler entre les officiers de sécurité du président Clinton et ceux de Chirac pour prendre une photo des deux couple”. Elle publie son cliché, pris ce jour là. 

Eric Dohollou, ambassadeur de la fondation Pièces jaunes se rappelle aussi d’une anecdote au contact de Jacques Chirac : “Je me souviens d'un reportage où lui dit : ‘Je viens de Corrèze’'. Il lui demande : ‘Et maintenant vous habitez à Paris ?’. Elle répond avec beaucoup de tristesse et de nostalgie : ‘Oui, ça fait longtemps maintenant’. Jacques Chirac lui souffle alors : ‘Mais Paris ne serait pas pareil sans vous’”.

Et sur le web, revue de presse

Les "sapes" de Chirac sont décryptées par Slate : "Impossible d'oublier cette façon qu'il avait de porter les pantalons au-dessus du nombril", écrit le journal et demande à des photographes de "raconter" Jacques Chirac. 

Tandis que Libération donne la parole à trois cinéastes "qui l'ont filmé, porté à l'écran ou déliré en chair à fiction". 

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