Muriel Pénicaud a été nommée mercredi ministre du Travail dans le gouvernement d'Édouard Philippe, en remplacement de Myriam El Khomri.

Muriel Pénicaud nouvelle ministre du Travail
Muriel Pénicaud nouvelle ministre du Travail © AFP / ERIC PIERMONT

Muriel Pénicaud est depuis 2014 une spécialiste des ressources humaines. Elle est directrice générale de Business France, l'agence publique de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers.

Elle succède à Myriam El Khomri au ministère du Travail, où elle mènera les délicates discussions avec les syndicats sur les réformes annoncées par Emmanuel Macron.

La nouvelle ministre a travaillé au début des années 90 au cabinet de Martine Aubry alors ministre du Travail, puis comme DRH de grandes entreprises dont Danone et Dassault Systèmes jusqu'en 2008. Elle a également fait partie du conseil d'administration d'Orange.

La ministre sortante, Myriam El Khomri, a salué son arrivée sur Twitter :

Aller plus vite avec la loi El-Khomri

Elle devra mettre en place la réforme du travail et devra négocier avec les partenaires sociaux, alors qu'Emmanuel Macron veut procéder par ordonnances pour avancer rapidement.

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Le Parlement devrait voter en juillet un projet de loi en ce sens. Il s'agit essentiellement d'approfondir la loi El-Khomri en se concentrant, d'une part, sur la décentralisation de la négociation au niveau des entreprises, et d'autre part sur la simplification des normes.

Gérer les plans sociaux

Elle récupère également les dossiers des plans sociaux en cours comme GM&S ou encore Whirlpool et Tati.

Réformer l'assurance-chomage

Pour Emmanuel Macron, l'État doit reprendre en main le système d'assurance-chômage géré pour l'instant de façon paritaire par les syndicats. Autre changement annoncé: l'assurance-chômage devrait désormais être ouverte à tous, salariés comme artisans et indépendants ou professions libérales.

Réformer la formation professionnelle

Emmanuel Macron souhaite recentrer les aides de la formation professionnelle sur les plus précaires, les jeunes et les chômeurs de longue durée, dès 2018. Il veut former un million de jeunes peu qualifiés éloignés de l'emploi et veut investir 15 milliards d'euros dans l'acquisition de compétences pour ceux qui en ont le plus besoin.

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