Il y a seulement 12% des femmes parmi les dirigeants des "intercos". La faute à un plafond de verre difficile à briser.

L'ouverture du 102ème congrès des maires et des présidents d'intercommunalités, l'an dernier.
L'ouverture du 102ème congrès des maires et des présidents d'intercommunalités, l'an dernier. © AFP / Denis Meyer

La place des femmes dans la vie politique continue de progresser, en particulier dans les mairies. Depuis les dernières élections, au mois de juin, elles représentent désormais 40% des conseillers municipaux. Mais ces progrès butent encore sur une institution, peu connue mais puissante : l'intercommunalité. Les élus, lors de ce qu'on appelle parfois le "troisième tour des municipales", désignent celles et ceux d'entre eux qui vont gérer ce rassemblement de communes, qui permet de mutualiser les équipements et les moyens. Celles et ceux, donc, mais en réalité plutôt "ceux".

Car seulement 12% des "intercos", comme on les appelle chez les édiles, sont dirigées par des femmes. Certes, ce chiffre est en légère progression, mais cela reste bien loin d'autres institutions, comme l'Assemblée nationale, où les femmes représentent presque 40% des députés.

Plafond de verre

Alors pourquoi ce retard ? En termes de parité, les élus seraient-ils plus réticents que les électeurs ? Delphine Labails, la nouvelle maire de Périgueux, en a fait l'expérience, quand elle s'est présentée voilà quelques jours à l'un des plus hauts postes de la communauté d'agglomération : "Jusqu'à présent ça avait été automatique, les maires hommes de Périgueux avaient toujours été premier vice-président. C'était la première fois qu'il y a eu un débat sur le fait que ce soit le maire de Périgueux qui soit premier vice-président, et en l’occurrence, c'était une femme."

Après débat, cette maire socialiste a finalement été élue. Mais difficile de percer le plafond de verre, et impossible de compter sur la loi. Car si les textes prévoient bien la parité au sein des listes pour les élections municipales, en revanche, pour les intercommunalités, il n'existe aucune contrainte de ce genre.

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