À quoi ressemblera la photo officielle d'Emmanuel Macron ? Celles de ses prédécesseurs lui inspireront-elles un pose, une attitude ? À quel œil se confiera-t-il ?

Emmanuel Macron
Emmanuel Macron © AFP / ERIC FEFERBERG

Contre-plongée ou pas, assis ou debout, appuyé contre un meuble ou dans le parc de l’Élysée, plan large ou serré ? Que choisira Emmanuel Macron comme photo officielle pour son quinquennat, celle qui sera installée dans toutes les mairies ?

Qui fera ce cliché ? Est-ce que ce sera le photographe de l' AFP Eric Feferberg ? Celui-ci le suit depuis septembre 2016. Ou plus sûrement Soazig de la Moissonnière, sa photographe officielle, celle qui l'a suivi dans sa marche solitaire au Louvre, le soir de la victoire ? Celle-ci avait aussi fait l'affiche de la campagne de François Bayrou en 2012.

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Celle ou celui qui fera cette photo succédera à des talents tels que Jacques-Henri Lartigue qui avait photographié Giscard, Gisèle Freund (Mitterrand), Bettina Rheims (Chirac), ou Raymond Depardon (Hollande).

Petite histoire des clichés présidentiels

Les photos officielles existent depuis Adolphe Thiers en 1871, initiées par ce dernier, pour donner du poids à la charge présidentielle.

Chaque président y donne une version différente de l'idée qu'il se fait ou qu'il veut donner aux Français de la fonction. De Gaulle regarde au loin vers l’avenir. Il a demandé à Jean-Marie Marcel de faire le cliché, car c'est lui qui l'avait photographié au moment de la Libération. Pompidou a fait comme De Gaulle, mais Giscard a choisi le plan serré, le regard moins solennel, un sourire à la Mona lIsa. Mitterrand, plus littéraire, feuillette les "Essais "de Montaigne , assis devant une bibliothèque. Macron, qui aime écrire, choisira-t-il une option de ce type, plus personnelle ? Chirac a innové grâce à Bettina Rheims et au choix de la lumière naturelle. Nicolas Sarkozy a choisi un photographe people, Philippe Warin, qui a pris du recul par rapport à son sujet, comparé aux autres poses présidentielles. Hollande, lui, était en marche, ou en fin de promenade, dans le jardin de l’Élysée sous l’œil de Raymond Depardon.

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