Les ministres et secretaires d'Etats du gouvernement du Premier ministre Manuel Valls
Les ministres et secretaires d'Etats du gouvernement du Premier ministre Manuel Valls © MaxPPP

Le projet de révision de la Constitution doit être examiné ce mercredi matin en conseil des ministres. Il ne comporte finalement qu'un seul article : l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution.

Mardi, la ministre de la Justice Christiane Taubira a confirmé l'abandon de l'extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés en France. L'abandon de l'extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés en France soulage une partie de la gauche, mais l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution fait également grincer des dents.

Christiane Taubira bouscule la com’ du Château

Christiane Taubira, la Garde des Sceaux, a de son côté bousculé les plans de l'exécutif en court-circuitant la communication minutieusement verrouillée de l'Elysée et en annonçant avant l’heure l’abandon de l’extension de la déchéance de nationalité est enterrée. La droite, elle, s'étrangle. Et menace : sans la mesure qu'elle avait inspirée, pas question de voter la réforme constitutionnelle. La gauche du PS, en revanche, on respire, même si tout est loin d'être réglé.

Manuel Valls se chargera de l’explication de texte

L'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution fait, lui, grincer des dents : sera-t-il efficace ? Quid d’éventuels dérapages ? François Hollande ne prendra pas la parole après le conseil des ministres. Ce sera Manuel Valls qui se chargera, une fois de plus, de l'explication de texte. Et qui récupèrera la tâche difficile de rassembler, en Congrès, comme le veut la procédure, les 3/5 des voix nécessaires à l'adoption de la réforme.

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