Manuel Valls au Sénat
Manuel Valls au Sénat © MaxPPP/Christophe Petit Tesson

Manuel Valls a annoncé mardi le report d'un an de cette réforme contestée de la dotation globale de fonctionnement des collectivités locales. Pour le premier ministre "La DGF était injuste et illisible. Nous souhaitons une réforme plus claire".

Manuel Valls a donné la primeur de sa décision aux députés socialistes lors de la réunion de leur groupe. La réforme, critiquée par des dirigeants de collectivités locales de droite comme de gauche, n'entrera en application qu'au 1er janvier 2017, et non au 1er janvier 2016.

Pour le gouvernement, c'est un nouveau recul à près d'un mois des régionales et à quelques jours du 98e congrès de l'Association des maires de France. Une association qui a salué, dans un communiqué, "cette décision positive qui va permettre de travailler efficacement sur les objectifs et les conséquences de cette réforme.

Avec un montant global de plus de 36 milliards d'euros, la Dotation globale de fonctionnement (DGF) est la principale aide de l'Etat aux collectivités. Sa réforme, annoncé cet été avec pour objectif davantage de "justice" entre collectivités, a suscité l'hostilité des principales associations d'élus communaux.

Dans la matinée, Christian Jacob, le patron des députés Les Républicains et maire de Provins demandait un report du texte :

Faut reporter ce texte qui n'est pas bouclé et a été fait dans la précipitation, avec la baisse des dotations, 94% des communes sont perdantes dans mon département de Seine-et-Marne.

André Chassaigne, président des députés Front de gauche a jugé la réforme de la DGF "indispensable mais le contexte extrêmement défavorable" vu la baisse des dotations liée aux économies massives de l'Etat.

Christine Pirès Beaune, rapporteure spéciale sur ce volet, s'est dite "dépitée" qu'aient été "entendus ceux qui crient le plus fort".

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