Depuis son accession à la tête du Commonwealth, le 6 février 1952, la reine a traversé des phases de tumulte qui ont sapé son prestige et sa cote auprès de ses sujets, par-dessus tout à la mort en 1997 de la princesse Diana, l'ex-femme de son fils et héritier, le prince Charles.

Mais alors que le Commonwealth se prépare à ce jubilé, la royauté connaît un regain de popularité depuis le mariage, en avril dernier, du petit-fils de la reine, le prince William, et de Kate Middleton.

Les problèmes de santé de son mari, le prince Philip, opéré du coeur à Noël dernier, ont également rapproché la monarque de ses sujets.

Les célébrations prévues ce lundi seront discrètes, avec des salves de canon tirées à la Tour de Londres et dans Hyde Park et la diffusion de deux portraits photographiques de la reine et du prince consort spécialement réalisés pour l'occasion.

La reine consacrera elle sa journée à ses activités normales. Elle se rendra à Norfolk, dans le nord de l'Angleterre, où elle doit notamment visiter une école.

Les véritables cérémonies auront plus tard, en juin, avec quatre jours de festivités dont un concert à Buckingham Palace et le rassemblement d'une flottille de mille bateaux sur la Tamise.

MUTATIONS

Dans un communiqué, la reine dit sa gratitude pour "le soutien extraordinaire et l'encouragement" qu'elle a reçus tout au long de ces années, et promis de "(se) consacrer encore à votre service".

"J'espère également que cette année de jubilée sera l'occasion de rendre grâce pour les grandes avancées qui ont été accomplies depuis 1952 et de regarder vers l'avenir", a-t-elle ajouté.

Aujourd'hui âgé de 85 ans, Elizabeth II est devenue reine le 6 février 1952, à l'âge de 25 ans, après le décès de son père, le roi George VI, mort lors d'un séjour au Kenya.

De Winston Churchill à David Cameron, elle a connu douze Premiers ministres différents, mais aussi douze présidents américains et six papes et assisté à des transformations radicales du Royaume-Uni.

Mais elle a dû aussi surmonter les épreuves tandis que les unions de trois de ses enfants s'achevaient par des divorces houleux, nuisant durablement à l'image de la famille royale placée sous le regard constant des médias en quête de scandales.

La mort de la princesse Diana, dans un accident de voiture à Paris en 1997, a semblé ouvrir un fossé entre la reine et les Britanniques, qui ne comprenaient pas son absence apparente d'émotion alors qu'une rare ferveur populaire entourait le souvenir de la princesse.

Beaucoup accusèrent alors la reine d'avoir isolé Diana de la famille royale en raison de son divorce avec le prince Charles, héritier du trône.

Mais si la vie privée de ses enfants a souvent fait la "une" des journaux, la reine est restée un personnage digne, non seulement apprécié des royalistes mais aussi respecté, un peu à contrecoeur, par les Britanniques aux penchants républicains.

"On entend parfois des gens parler comme si la monarchie n'était qu'un brillant ornement, un décor dans notre vie nationale. C'est bien mal comprendre notre constitution et sous-estimer notre reine", a souligné David Cameron dans un communiqué. "Toute ma vie durant, et c'est le cas pour la plupart des habitants de notre pays, elle a toujours été là pour nous."

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Ce qui justifie les réactions de britannniques rencontrés à Londres par Franck Mathevon:

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