Dans la loi de moralisation de la vie publique figure la suppression de la réserve parlementaire, utilisée trop "librement" par les Parlementaires pour financer des projets locaux.

Le texte sur la moralisation de la vie publique est discuté dès ce lundi au Sénat.
Le texte sur la moralisation de la vie publique est discuté dès ce lundi au Sénat. © AFP / Eric FEFERBERG

Le tout premier chantier estival des Parlementaires les concerne tout particulièrement puisque qu'il s'agit de la suppression de la réserve parlementaire.

Examinée dans le cadre de la loi sur la moralisation de la vie publique, cette proposition n'a pas fait que des heureux. "Il faut arrêter avec la suspicion sur la réserve parlementaire : les parlementaires n'ont pas de chéquier !", a par exemple réagi Corinne Imbert, sénatrice LR de Charente-Maritime , sur franceinfo.

il faut dire qu'avec 80 millions pour les Députés et 60 millions pour les Sénateurs, cette enveloppe permet aux Parlementaires d'exister au niveau local. En effet, ces sommes sont destinées à financer les projets et l'investissement locaux et à soutenir les collectivités territoriales.

Crainte des associations

Les associations ont par exemple perçu à ce titre 50 millions d'euros en 2016. Elles s'inquiètent aujourd'hui des conséquences d'une telle suppression.

Les sénateurs font valoir que si la réserve parlementaire disparaît, il n'y a aucune raison pour que la réserve ministérielle demeure. Moins connue, cette enveloppe allouée aux ministres est d'un montant "indéterminé" mais çela pourrait représenter "plusieurs millions" et sa distribution semble "plus politicienne" selon Corinne Imbert, qui précise qu'elle votera a priori le projet de loi de moralisation de la vie publique "dans sa version sortie du Sénat".

Les discussions sur le texte sur la moralisation de la vie publique vont se poursuivre en commission au Sénat.

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