Alors que la Roumanie et la Bulgarie s'apprêtent à faire leur entrée dans l'espace Schengen le 1er janvier prochain, la question des Roms ressurgit en France. Marine Le Pen, mais aussi plusieurs responsables de l'UMP en font un thème des municipales.

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Marine Le Pen, mais aussi l'UMP

C'est, sans surprise, la présidente du Front national, Marine Le Pen qui s'est, la première, saisie de la question. En déclarant :

Dès le 1er janvier 2014 la Roumanie et la Bulgarie seront des membres de plein droit de l'UE. Sans être encore dans Schengen, la circulation au sein de l'UE des Roumains et Bulgares, et donc des Roms, sera encore plus facile que maintenant. Manuel Valls fait preuve de beaucoup d'agitation sur le dossier Roms, mais refuse d'affronter les vrais problèmes.

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Mais rapidement, certains responsables de l'UMP lui ont emboîté le pas. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, s'est ainsi positionné :

Je le dis clairement, nous ne pouvons pas accepter l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen tant que la question de la circulation et de l'installation des Roms n'aura pas été réglée. Je veux une Europe qui revoit le traité de Schengen de fond en comble.

Ce matin, sur France Info, Jean-François Copé a demandé à François Hollande de sortir du "flou" et de communiquer sur la position de la France sur l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l'espace Schengen.

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La majorité divisée

Ce matin, dans la matinale de France Inter, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls a estimé qu'il n'y avait pas d'autre solution que de "démanteler" progressivement les campements installés par ces populations et de "les reconduire à la frontière".

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Pour l'Egam, mouvement antiraciste européen, ces propos sont "d'une extrême gravité":

Ils insinuent que des modes et lieux de vie seraient déterminés par une origine ethnique. Ils nient la liberté de circulation de citoyens européens qui sera effective en 2014.



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Au coeur des municipales parisiennes

Lors d'une conférence de presse ce lundi, la candidate socialiste à la mairie de Paris, Anne Hidalgo, a déclaré "indignes" les propos de sa rivale, l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) sur la sécurité et les Roms dans la capitale.

Paris a des valeurs et on ne stigmatise pas une population.

Pour assurer la sécurité des Parisiens, Mme Hidalgo a réclamé la réaffectation dans la capitale de 1 500 policiers, c'est-à-dire les postes que la Ville estime s'être vu retirer par l'Etat entre 2009 et 2012.

Au cours de sa campagne pour les municipales, NKM a ainsi tenu des propos très controversés:

J'ai l'impression que les Roms harcèlent beaucoup les Parisiens. Mais évidemment on ne veut pas que Paris devienne un campement géant.

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