Souvenons nous : c’était le 26 octobre dernier au centre SNCF de Saint-Denis dans la banlieue de Paris. Nicolas Sarkozy rendait une visite surprise aux cheminots pour leur expliquer la réforme des régimes spéciaux de retraites. Un gréviste interpelle le président de la république en lui expliquant qu’il fera reculer son gouvernement comme d’autres cheminots l’ont fait dans le passé. Réponse de Nicolas Sarkozy : « la rue ne me fera pas plier parce que nous sommes dans une démocratie. Le chantage à la rue, cela ne marche pas ! Le choix de la rue dans une démocratie, ça n’est pas un bon choix !». C’est loupé monsieur le président, car trois mois plus tard, vous avez plié et déserté devant le premier chauffeur de taxi descendu dans la rue, énervé par un rapport qui a le mérite de poser de vraies questions et peut-être d’apporter de bonnes réponses. Mais cela, on le ne saura jamais car le débat n’a même pas été ouvert ! Une capitulation en rase campagne électorale peu glorieuse et qui respire bon le clientélisme, le corporatisme et le retour du chacun pour soi. Les syndicats de cheminots n’ont donc vraiment rien compris. Avec un peu de patience et une bonne grève à quelques jours des élections municipales, la réforme des régimes spéciaux aurait sans doute été remise au placard pour quelques années. Le politique cède une nouvelle fois devant le corporatisme. Question : à quand le phénomène inverse ?

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