Après la République en Marche et le FN, focus sur le Parti socialiste, considérablement appauvri depuis sa défaite électorale.

Le siege du Parti socialiste, rue de Solferino dans le 7e arrondissement, sera-t-il bientôt vendu ?
Le siege du Parti socialiste, rue de Solferino dans le 7e arrondissement, sera-t-il bientôt vendu ? © Maxppp / IP3 / Bruno Levesque

L'essentiel des ressources des partis proviennent de dotations publiques calculées en fonction de leurs résultats aux législatives. Les législatives de juin 2017 ont donc profondément modifié les situations qui prévalaient jusqu'ici.

► POUR EN SAVOIR PLUS | Lire La situation financière des partis politiques : temps difficiles à venir pour le FN

Avec 31 députés seulement à l'Assemblée (contre 278 en 2012) et après une campagne présidentielle très chère, le Parti socialiste s'est considérablement appauvri : "heureusement que nous n'avions pas de dettes" soupirait le trésorier du PS avant l'été. Une maigre consolation devant l'état des comptes, car dès 2018 le parti ne touchera plus que sept millions d'euros par an, contre 25 millions depuis 2012. Une réduction drastique qui aura forcément de lourdes conséquences.

Première solution évoquée pour sortir de ce désastre financier, un plan social. "On ne sait pas ce que l'on va devenir à la rentrée" soupire un salarié.

Autre piste : vendre le prestigieux siège parisien estimé jusqu'à 40 millions d'euros avec un double objectif : se renflouer, mais aussi se débarrasser d'un symbole, "je ne veux plus qu'on surnomme le PS le parti de la rue Solférino" avait confié il y a quelques semaines Olivier Faure, président du groupe à l'Assemblée qui comme d'autres cadres prônent un retour à la modestie.

La vente de Solferino, un acte historique, symbolique donc, qui ne se décidera pas sans l'accord des militants et du conseil national prévu en octobre ou novembre.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.