Le point sur les finances du Front national, après une année électorale qui a changé la donne politique et financière.

Le FN espérait plus de voix, plus de député (sept contre deux dans la précédente Assemblée) et donc plus d’aides publiques
Le FN espérait plus de voix, plus de député (sept contre deux dans la précédente Assemblée) et donc plus d’aides publiques © AFP / Martin Bureau

Après la REM, gros plan sur le Front national qui aux législatives a perdu des voix entre 2012 et 2017 (environ 500 000), mais a gagné des députés (sept contre deux dans la précédente assemblée). Un parti qui va voir sa subvention légèrement baisser, alors que le FN attendait l’inverse : plus d’argent public grâce à des meilleurs scores et plus de députés élus. Car la situation financière des grands partis politiques est essentiellement basée sur les ressources provenant de dotations publiques calculées en fonction de leurs résultats aux législatives.

► POUR EN SAVOIR PLUS | lire Financement des partis politiques : la bonne affaire de la REM

Marine le Pen admet "des difficultés". Wallerand de Saint Just, le trésorier, dit que le parti doit simplement "faire des économies". Et puis il y a les autres, qui annoncent "des temps très difficiles" , à condition de ne pas être cités.

Pour les campagnes présidentielles et législatives, le FN a dépensé environ 13 millions d’euros, dont six prêtés par Jean Marie Le Pen. L’Etat remboursera, mais pas avant février 2018, le temps d’éplucher les comptes de campagnes.

Les sorties d’argent ont mis à mal la trésorerie du Front national, car elles s’ajoutent aux dépenses fixes déjà difficilement équilibrées par les cotisations des adhérents, des élus locaux et des subventions publiques.

Avec trois millions de voix et sept députés aux législatives, l’enveloppe sera d’environ cinq millions d’euros pour les cinq prochaines années

Mais là encore, l’argent n’est pas arrivé dans les caisses et surtout, le FN espérait plus –plus de voix, plus de député et donc plus d’aides publiques–. Plus facile en effet, pour rembourser les neuf millions d’euro prêté par une banque russe en 2014. Plus facile aussi, quand le parlement européen réclame quatre millions d’euros dans l’affaire des assistants parlementaires Plus facile enfin, quand plane la menace de condamnations dans l’affaire, cette fois, des kits de campagne surfacturés.

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