[scald=102057:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les entreprises basées en France dont la capitalisation boursière est supérieure à un milliard d'euros devront payer la taxe promise par Nicolas Sarkozy s'il est réélu, a confirmé vendredi le ministre des Finances, François Baroin.

Selon les données Reuters, 104 entreprises cotées en France avaient une capitalisation boursière supérieure à un milliard d'euros vendredi matin. Certaines ont leur siège hors de France, comme par exemple ArcelorMittal.

François Baroin a précisé que le taux de cette taxe n'était pas encore fixé, qu'elle porterait plutôt sur le chiffre d'affaires mondial que sur le bénéfice, et a confirmé que son produit devrait être de deux à trois milliards d'euros.

"C'est les entreprises qui ont leur siège en France et dont la capitalisation boursière est au moins égale à un milliard", a-t-il dit sur RTL.

"Le taux n'a pas encore été fixé", a ajouté le ministre des Finances. "On pourra prendre en compte le chiffre d'affaires plus que le résultat. Le chiffre d'affaires mondial."

Le produit de cette future taxe serait de deux à trois milliards d'euros, a-t-il confirmé.

Nicolas Sarkozy avait précisé que le produit de cette taxe serait affecté à la réduction des déficits.

Sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet avait dévoilé mercredi des précisions sur cette taxe, dont la barre d'un milliard d'euros de capitalisation boursière.

"Nous proposons dans un premier temps de rajouter à l'impôt sur les sociétés tel qu'il existe aujourd'hui un impôt sur le chiffre d'affaires mondial et, dans un deuxième temps, de passer à un impôt sur le résultat mondial", a-t-elle précisé.

Le débat sur la fiscalité des particuliers et des entreprises est au coeur de la campagne présidentielle, à moins de trois mois du premier tour.

Le candidat socialiste François Hollande, favori des sondages, propose d'augmenter le taux d'impôt sur les sociétés pour les grands groupes et de le diminuer pour les petites et moyennes entreprises pour éviter qu'elles payent comme aujourd'hui plus en proportion que les grandes.

Jean-Baptiste Vey, édité par Elizabeth Pineau

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