[scald=42697:sdl_editor_representation]NICE (Reuters) - Gilbert Collard espère contribuer à impulser une nouvelle dynamique à la candidature de Marine Le Pen pour 2012 et à inscrire définitivement son mouvement dans la démocratie.

L'avocat, qui s'est rendu samedi à Nice aux "Journées d'été de Marine Le Pen", estime que la "xénophobie a changé de camp" depuis l'accession de la fille de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national.

Il en veut pour preuve les propos d'Alain Marleix, secrétaire national de l'UMP aux élections, visant Jean-Vincent Placé, l'un des dirigeants d'Europe Ecologie-Les Verts, et qui ont provoqué un tollé à gauche.

"Ce n'est pas Marine Le Pen qui a traité Jean-Vincent Placé de 'Coréen national'", a-t-il à des journalistes, à son arrivée au palais des congrès Acropolis de Nice.

Gilbert Collard, qui doit prendre la tête du comité de soutien de Marine Le Pen pour la présidentielle, s'en est pris à Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts, qui a vu dans les propos de l'ex-secrétaire d'Etat un signe de "lepénisation des esprits."

"Au lieu de dénoncer ce que dit M. Marleix, elle dit 'lepénisation des esprits'. Autrement dit, quand M. Marleix pète, c'est le Front national qui pue", a-t-il dit.

Plusieurs centaines de cadres du FN sont réunis à Nice samedi et dimanche pour la rentrée politique de Marine Le Pen, en baisse dans les sondages.

La venue d'intervenants extérieurs comme Gilbert Collard et du souverainiste Paul-Marie Couteaux, notamment, permet à la présidente du FN de montrer qu'elle commence à rassembler au-delà de son camp. Mais les personnalités ne se bousculent pas pour le moment.

"Je suis là pour donner une dynamique nouvelle à son mouvement et l'inscrire définitivement dans la démocratie", a dit Gilbert Collard.

L'avocat a expliqué la difficulté de la dirigeante du FN à attirer des personnalités par la peur. "Il y a des hommes et des femmes qui ont peur d'être tout de suite taxés de racisme et de xénophobie", a-t-il dit.

Il a néanmoins affirmé que des ralliements se feraient "en temps voulu".

Gilbert Collard a répété qu'il était "mariniste" mais qu'il n'avait pas pris sa carte du FN pour conserver sa "liberté de parole". "Ce que je dirai dimanche ne sera pas forcément accueilli avec bienveillance", a-t-il dit à propos de son intervention prévue à la tribune devant les militants.

Gérard Bon, édité par Sophie Louet

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