Invité du journal de 13 heures d'Yves Decaens, le secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur. Il évoque des contrôles de police toujours importants pour faire respecter les règles du confinement, mais se félicite aussi que les verbalisations n'aient "pas augmenté" malgré la tentation du départ en vacances.

Laurent Nuñez en janvier 2020 à l'Assemblée nationale
Laurent Nuñez en janvier 2020 à l'Assemblée nationale © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

FRANCE INTER : Comment se passe globalement cette période très particulière du confinement national ?

LAURENT NUÑEZ : "Depuis trois semaines que le confinement est en place, il est globalement très respecté. Les règles sont appliquées. Nous avons déployé de nombreux contrôles, plus de 7,7 millions depuis que le confinement a débuté. Nous avions des craintes avec les départs en vacances, donc ces contrôles ont été accentués, renforcés : de nombreux préfets ont pris des arrêtés interdisant notamment les locations saisonnières en zone littorale. En période de confinement, on ne part pas en vacances, et il semble que cette consigne ait été largement respectée."

Les verbalisations ont-elles augmenté avec le début des vacances scolaires ce week-end ?

"Pour la seule journée d'hier, nous avons effectué un peu plus de 500.000 contrôles sur tout le territoire national. Mais les verbalisations n'ont pas augmenté ces derniers jours, même si elles restent à un rythme soutenu avec beaucoup de fermeté. Le risque, avec le beau temps qui arrive, c'est le relâchement. La règle, c'est qu'on sort uniquement quand c'est nécessaire, seul le plus souvent possible, et pas six fois dans la journée. Il ne faut rien lâcher sur les règles de confinement, les soignants nous le rappellent également. Le déconfinement n'est pas à l'ordre du jour."

Est-ce qu'on a évoqué trop tôt cette hypothèse d'un déconfinement ?

"Non, parce qu'il n'est pas à l'ordre du jour, le Premier ministre l'a dit avec beaucoup de fermeté. Évidemment, il a été évoqué, parce que les services préparent ce déconfinement. Mais ça n'est pas pour tout de suite ! Nous serons extrêmement fermes avec les personnes tentées de contourner les règles."

Y'a t-il des régions ou des territoires où il est plus difficile de faire respecter le confinement ?

"Il n'y a de tolérance dans aucun territoire. Partout, et y compris dans les quartiers populaires, où le constat d'infractions est le même que sur le reste du territoire national. Il n'y a pas de 'zone de non droit', si j'ose dire, en matière de respect du confinement. Évidemment qu'il est plus facile de rester confiné dans certaines circonstances et pas dans d'autres, mais il faut néanmoins respecter ces règles, parce que c'est un enjeu de sécurité sanitaire dans notre pays, il faut éviter la propagation du virus."

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.