le gouvernement veut ramener le déficit de la sécu sous les 13 milliards en 2014
le gouvernement veut ramener le déficit de la sécu sous les 13 milliards en 2014 © reuters

Les impôts, c'est fait. Ce soir, les députés s'attaquent à un autre gros morceau : l'examen du budget de la Sécurité sociale. Avec des taxes controversées (sur l'assurance vie, les PEA ou PEL) mais aussi une réforme contre les dépassements d'honoraires.

On compte déjà 500 amendements à examiner sur ce futur Budget de la Sécu. Autant dire que le débat va durer (une semaine en principe), et que l'UMP compte bien repartir à la charge. Car au coeur de ce projet de budget, il y a en effet la bête noire des députés de l'opposition : les taxes, nouvelles ou alourdies.

L'UMP et l'UDI critiquent en particulier l'uniformisation par le haut du taux des prélèvements sociaux sur les produits de placement exonérés d'impôt sur le revenu. C'est le cas des assurances vie, des PEA, ou des PEL. Les prélèvements seront fixés à 15,5%.

Opposition à gauche aussi

Le Front de gauche et l'aile gauche du PS sont eux aussi vent debout contre le projet de budget. Pour eux, il ne fera qu'aggraver les efforts demandés aux plus modestes.

Autre disposition controversée, celle pour tenter de limiter les dépassements d'honoraires des médecins. Le gouvernement prpose de moduler les taxes sur les contrats des mutuelles. En clair, de taxer plus les contrats qui remboursent beaucoup (14% contre 7% pour les contrats les moins protecteurs). L'objectif étant de pousser les médecins à ajuster leurs tarifs à la baisse, face à la baisse des remboursements.

Cette mesure peut-elle être efficace ? Réponse avec Frédéric Pierru, sociologue et chercheur en politiques de santé, invité de Corine Audouin.

La ministre le la Santé, Marisol Touraine, parle aussi d'un "effort historique" pour la branche maladie, celle qui creuse le plus le déficit. Mais un effort censé visé en particulier les industriels du médicament. Cela passe par une baisse des prix de ces médicaments, pour 960 millions d'euros. Au programme également, la fameuse taxe sur les boissons énergisantes, mais aussi la vente de médicaments à l'unité ou encore le sevrage tabagique.

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