[scald=91127:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a estimé mercredi que l'incident survenu la veille dans l'hémicycle était d'une "exceptionnelle gravité" et indiqué que le bureau de l'institution évoquerait le 14 février le cas de Serge Letchimy.

Les membres du gouvernement ont quitté mardi l'hémicycle après que ce député apparenté socialiste eut comparé les propos du ministre de l'Intérieur sur les civilisations aux idéologies qui ont mené aux camps de concentration du XXe siècle.

"J'ai décidé de convoquer une réunion en urgence et dans les meilleurs délais du bureau de l'Assemblée", a déclaré Bernard Accoyer en ouverture de la séance des questions au gouvernement.

"Il se réunira la semaine prochaine avant la reprise des questions au gouvernement, le mardi 14 février au matin, afin de décider des suites à donner au trouble profond créé par les propos inadmissibles de notre collègue", a-t-il ajouté.

Bernard Accoyer a dit avoir convoqué l'auteur des propos controversés, un député de Martinique.

Ce dernier court le risque d'être sanctionné par le bureau d'une censure simple, qui entraînerait la privation pendant un mois de la moitié de son indemnité parlementaire, ou d'une censure avec exclusion temporaire.

Il avait provoqué la colère du Premier ministre François Fillon mardi en lui posant une question sur les propos du ministre de l'Intérieur qui a estimé que toutes les civilisations "ne se valent pas".

"Vous, M. Guéant, vous privilégiez l'ombre, vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration", avait-il déclaré sous les huées des députés de la majorité.

"M. Guéant, le régime nazi, si soucieux de purification, était-ce une civilisation ?", avait demandé l'élu.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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