La République en marche peine à proposer de nouvelles candidatures pour les sénatoriales. Mais sans victoire à ces élections, le gouvernement pourrait se retrouver en difficulté.

En septembre, 170 des 348 sièges du Sénat sont renouvelés, un enjeu de taille pour la majorité présidentielle.
En septembre, 170 des 348 sièges du Sénat sont renouvelés, un enjeu de taille pour la majorité présidentielle. © AFP / Gilles Targat

Ces élections sénatoriales pourraient bien être l'exacte opposée des législatives de juin dernier. A l'Assemblée nationale, les candidats élus sous l'étiquette de la République en marche (la REM) doivent désormais se faire un nom.

Mais au Sénat, l'étiquette jouera bien moins que le nom dans un scrutin indirect qui n'a pas vu de grands changements de corps électoral. Difficile alors pour la REM de renouveler les visages.

Un renouveau peu évident

Fin juillet, treize noms de candidats "nouveaux" de la REM ont été dévoilés, dont le sénateur sortant Alain Richard, l'ancien ministre de la Défense de Lionel Jospin de 1997 à 2002, qui avait rejoint le groupe de 30 REM au sénat, nouvellement constitué à la suite des législatives. Un sénateur élu depuis 1995, qui ne peut donc que difficilement prôner le renouveau.

A ses côtés, un ancien socialiste, Alain Bertrand, lui aussi élu sortant et soutien de Manuel Valls pendant la primaire élargie du Parti socialiste, mais également Jean-Marie Van Lerenberghe, sénateur depuis seize ans qui conduit la liste présidentielle. A 78 ans, le sénateur sortant pourrait avoir à affronter une liste dissidente et devoir céder la place.

Parmi les candidats investis et non sortants, figurent plusieurs membres de l'UDI, dont le maire de Saint-Beauzire (Haute-Loire), Serge-Pierre Mondani, ou le conseiller départemental du Jura, François Godin. Joëlle Anglade, adjointe LR au maire de Perpignan, figure également sur cette nouvelle liste. Enfin, la REM cherche à trouver une place pour la sénatrice socialiste sortante du Nord, Delphine Bataille, et pourrait profiter de la défection de la tête de liste, une candidate issue de la société civile et qui n'a jamais exercé de mandat électoral.

En septembre prochain, 170 des 348 sièges seront renouvelés. Une élection qui n'est pas anodine pour le parti de la majorité présidentielle : si la REM parvient à s'imposer au Sénat, Emmanuel Macron pourra réformer la Constitution en réunissant les deux chambres et en s'assurant le vote des trois cinquièmes du Parlement, évitant ainsi d'avoir recours à un référendum.

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