François Hollande a promis un texte avant la fin de l’année
François Hollande a promis un texte avant la fin de l’année © MaxPPP

Le président de la République commence ce lundi une tournée asiatique de trois jours en Chine, acteur central de l'accord espéré à la Conférence sur le climat de décembre à Paris, puis en Corée du Sud, où aucun président français n'est allé depuis 15 ans.

La date butoir de la COP21 n’est que dans un mois, alors mille et une précautions oratoires sont prises à l’Elysée pour ne pas perturber le dialogue en cours avec Pékin, premier pollueur mondial en pleine prise de conscience "verte" et donc arbitre des négociations. C’est donc à un jeu d’équilibriste que François Hollande devra se prêter dès ce lundi, alors qu’il entame une tournée asiatique de trois jours en Chine, acteur central de l'accord espéré à la Conférence sur le climat de décembre à Paris, puis en Corée du Sud, où aucun président français n'est allé depuis 15 ans.

Fabius, Sapin et Royal feront partie du voyage

Les discussions portent essentiellement sur les modalités des futures "clauses de révision", rendez-vous réguliers permettant de vérifier, voire de réviser à la hausse les engagements pris à Paris pour contenir la hausse des températures en-deçà de 2°C d'ici la fin du siècle. Le ministre des Affaires étrangères sera du voyage présidentiel, tout comme ses collègues des Finances, Michel Sapin, et de l'Ecologie, Ségolène Royal.

Questions climatiques et… affaires

L'"amical dialogue" sur la COP21 entre François Hollande et son homologue Xi Jinping, selon une formule de l'Elysée, devrait déboucher sur une déclaration commune mardi à Pékin. Soucieux de se concentrer sur les questions climatiques, Paris a laissé le soin à la chancelière allemande Angela Merkel de superviser jeudi à Pékin la vente à la Chine de 130 avions Airbus pour quelque 15,5 milliards d'euros. L'aspect économique n'est pas oublié pour autant à Pékin, où François Hollande sera accompagné par une délégation riche en hommes d'affaires. Philippe Varin, président du conseil d'administration d'Areva, et Jean-Bernard Lévy, patron d'EDF, sont annoncés. La France espère ainsi faire profiter ses entreprises des engagements chinois en matière de "croissance verte".

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