[scald=29241:sdl_editor_representation]NATIONS UNIES (Reuters) - Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté mercredi une déclaration condamnant l'usage de la force contre les civils par les autorités syriennes.

Le Liban, membre non permanent du Conseil de sécurité, s'est dissocié de la déclaration pour ne pas bloquer son adoption par les 14 autres membres.

C'est l'initiative la plus forte des Nations unies depuis le début du soulèvement contre le président syrien Bachar al Assad il y a cinq mois.

La répression a déjà fait 1.600 morts parmi la population civile, selon l'opposition et les organisations des droits de l'homme, alors que l'assaut meurtrier lancé dimanche par l'armée syrienne contre la ville de Hama se poursuivait mercredi.

La déclaration lue par le président indien du Conseil de sécurité de l'Onu condamne "les violations généralisées des droits de l'homme et l'usage de la force contre les civils par les autorités syriennes".

Elle appelle aussi à "la fin immédiate de toutes les violences" et presse "toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue et d'éviter les représailles, y compris les attaques contre les institutions de l'Etat".

Cette dernière phrase a permis de surmonter les réticences de la Russie et d'autres pays qui souhaitaient l'adoption d'une déclaration "équilibrée" qui fait porter sur les deux camps la responsabilité des violences.

La déclaration, qui a fait l'objet de trois jours d'intenses négociations, a été adoptée faute d'accord sur une "résolution", qui aurait été légalement contraignante mais risquait de se heurter à un veto de la Russie ou de la Chine.

Les déclarations du Conseil de sécurité ne sont pas soumises au vote mais elles doivent théoriquement être adoptées à l'unanimité des quinze membres. Un pays peut toutefois "s'abstenir", comme l'a fait le Liban - un cas rare mais qui s'est déjà présenté dans le passé.

Patrick Worsnip, Tangi Salaün pour le service français

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