[scald=98449:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - L'augmentation des traitements des enseignants du secondaire proposée par Nicolas Sarkozy en échange d'une extension de leurs heures de présence sera neutre sur les finances publiques si le nombre de volontaires ne dépasse pas 40.000, a déclaré mercredi Nathalie Kosciusko-Morizet.

La porte-parole du président-candidat, qui tenait son premier point de presse, a souligné qu'elle serait financée par la redistribution de la totalité, et non plus de la moitié comme dans le reste de la fonction publique, des économies réalisées par le non remplacement d'un départ sur deux à la retraite.

"C'est une mesure qui ne coûte pas (...), on retient le un sur deux au collège et au lycée, on distribue en pouvoir d'achat et en financement de cette mesure l'ensemble et non plus la moitié de ce qui est économisé à travers le 'un sur deux'", a-t-elle dit, ajoutant : "On est à l'équilibre sur 40.000 postes".

Nicolas Sarkozy a proposé mardi lors d'un meeting à Montpellier d'augmenter de 25% les traitements des enseignants de collège et lycée qui accepteraient, sur une base volontaire, de passer de 18 heures de cours à 26 heures de présence par semaine.

La mesure, qui a été dénoncée par le candidat socialiste François Hollande comme un marché de dupes, ne s'appliquera pas aux enseignants du primaire. Nicolas Sarkozy a proposé à ceux-ci de mettre fin au non remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

Une des conditions associée au marché proposé aux enseignants du secondaire est l'augmentation des moyens mis à leur disposition, comme les espaces et les bureaux et le candidat UMP compte mettre à contribution les collectivités locales, départements et régions, en charge des collèges et lycées.

"C'est pas forcément un bureau pour chaque prof (...) c'est un réaménagement qui doit permettre de recevoir individuellement les élèves et d'avoir de vrais espaces de travail", a dit Nathalie Kosciusko-Morizet.

"On a évalué cette mesure à 100 millions d'euros pour la part Etat (...) et naturellement on proposera aux collectivités territoriales de s'associer, ce qui est assez logique, ce sont elles qui sont en charge de ces investissements".

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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