Les "projets stratégiques" de six candidats ont été retenus par le régulateur de l'audiovisuel. En jeu, l'avenir du groupe de radios publiques et ses quelque 4 600 emplois.

Six candidats pour une présidence à durée déterminée ?
Six candidats pour une présidence à durée déterminée ? © Jean-François Fernandez

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait donné jusqu'au vendredi 16 mars pour se porter candidat à la présidence de Radio France. 

Ce sont en fait huit personnalités qui ont déposé un dossier. Le CSA en a retenu six et rejeté une candidature non identifiée et celle, "tricéphale", de Charline Vanhoenacker, Guillaume Meurice et Alex Vizorek, trois humoristes de France Inter. 

Six candidats retenus par la CSA 

Les "projets stratégiques" de ces six candidats ont été rendus publics dans l'après-midi. 

Le CSA publiera le 4 avril la liste des candidats qui seront auditionnés. Les auditions, en partie publiques, auront lieu dans la semaine du 9 au 13 avril et la nomination du nouveau PDG de Radio France interviendra d'ici le 14 avril. 

La présidence de Radio France est actuellement assurée par Jean-Luc Vergne, le doyen du conseil d'administration, depuis la révocation de Mathieu Gallet à la fin de janvier par le CSA, en raison de la condamnation pour favoritisme en tant que PDG de l'INA.

Des candidats pour un poste "évolutif" ?

La nomination par le CSA du nouveau PDG de Radio France interviendra alors que le gouvernement est en pleine réflexion concernant la réforme de l'audiovisuel public. La personnalité choisie pourra donc ne rester président directeur général que durant quelques mois. 

Pour permettre aux entreprises publiques de mieux coopérer ensemble, l'exécutif semble en effet pencher actuellement pour une solution du type président commun. C’est du moins ce qu'à évoqué sur notre antenne la ministre de la Culture Françoise Nyssen le 7 mars dernier. Ce poste de président "non exécutif" coifferait des "directeurs généraux" à la tête de chacune des entreprises.  

Autre question, celle de la nomination. Emmanuel Macron veut retirer ce pouvoir au CSA pour le confier aux conseils d’administration des entreprises. Le problème se poserait pour le poste de président commun, mais également pour les postes des dirigeants de chaînes.

Ce flou sur l'avenir du poste est peut-être l'une des raisons qui explique le petit nombre de postulants et la candidature interne, celle de Sibyle Veil, qui pourrait former un ticket avec Laurent Guimier, le directeur des antennes et des contenus.

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