[scald=82637:sdl_editor_representation]par Luke Baker

COPENHAGUE (Reuters) - Le Danemark, qui a pris officiellement jeudi la présidence tournante des Vingt-Sept, s'est engagé à rapprocher les positions de la Grande-Bretagne de celles des autres membres de l'UE sur le dossier brûlant de la crise de la dette souveraine.

Le Danemark, qui, comme neuf autres pays de l'UE, a choisi de conserver sa devise nationale, va s'efforcer pendant les six prochains mois de contenir la crise qui secoue depuis deux ans l'Europe tout en étant absent de la table des négociations aux côtés des responsables de la zone euro.

Lors du sommet du 9 décembre, 26 des 27 membres de l'UE ont approuvé le "mini-traité" conclu début décembre en vue de mieux contrôler les budgets nationaux et de renforcer l'intégration au sein de l'UE. Londres a fait cavalier seul en marquant son désaccord après avoir exigé des garanties qui ne lui ont pas été accordées.

"La famille de l'Union européenne compte 27 membres, pas un de moins", a déclaré le ministre danois des Affaires européennes, Nicolai Wammen, lors d'une conférence de presse à Copenhague.

"Pour remplir à bien cette mission, il faut être un partenaire honnête à la table des négociations et également exercer une présidence compétente, ouverte et responsable."

Le Danemark jettera un "pont de stabilité", a renchéri le Premier ministre, Helle Thorning-Schmidt, lors d'une autre conférence de presse. Par ces mots, la responsable social-démocrate entend apaiser les dissensions entre Etats membres et oeuvrer pour un rapprochement du Royaume-Uni, ont indiqué plusieurs responsables danois.

"Nous ferons tout notre possible pour sortir l'Europe de la crise", a-t-elle assuré.

BROUILLARD

Avec 65% de ses exportations destinées au marché européen, l'économie danoise dépend fortement de la stabilité de la zone euro et les responsables danois sont résolus à maintenir une Europe unie.

Le Danemark, qui est devenu en 20 ans le leader mondial dans le domaine des technologies vertes, a également indiqué jeudi qu'il ferait des questions d'énergie et d'environnement les priorités de son mandat.

Hasard du calendrier, le géant danois de l'éolien Vestas a annoncé jeudi la suppression de plus de 2.300 emplois.

"C'est une triste nouvelle pour le Danemark", a réagi Helle Thorning-Schmidt.

"J'espère et je crois toujours que nous avons besoin d'investir dans les technologies vertes. Nous devons investir dans l'efficacité énergétique, et c'est pour cela que nous souhaitons réellement avancer dans ce dossier lors de notre présidence".

C'est la septième fois que le Danemark occupe la présidence de l'UE. La dernière fois, durant le second semestre de 2002, il s'agissait de mener à bien les négociations sur l'adhésion de dix nouveaux membres d'Europe de l'Est et d'ouvrir les discussions avec la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie.

"Espérons qu'à la fin de la présidence danoise, le brouillard se sera levé en Europe", a déclaré jeudi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Marine Pennetier pour le service français

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