Après le dernier conseil des ministres, ce vendredi, Emmanuel Macron part pour le Fort de Brégançon, où il recevra le soir même à dîner Theresa May, la première ministre britannique. Un dîner à quatre, avec les conjoints des deux dirigeants. L'Élysée assume cette "vocation diplomatique" pour le Fort de Brégançon.

Le Fort de Bregançon, résidence d'été des présidents de la République depuis 1968,
Le Fort de Bregançon, résidence d'été des présidents de la République depuis 1968, © AFP / Hemis / Bertrand RIEGER

Le Fort de Brégançon est la résidence des chefs d'État depuis 1968. Chaque président a fait de cette bâtisse un usage bien particulier. 

Des murs épais, perchés à 35 mètres au-dessus de la Méditerranée, cadre idéal pour les discussions bilatérales. 

Jacques Chirac y a reçu le président algérien Bouteflika. François Mitterrand y a convié Helmut Kohl. 

L'autre intérêt de ces réunions estivales, c'est de montrer que le président reste actif, car malheur à celui qui donne l'impression de buller. François Hollande l'avait constaté à son détriment...

Vacancier normal à Brégançon, il a pris le toboggan dans les sondages : moins 15 points en un été.

Nicolas Sarkozy, lui, a mis en scène ses vacances sportives, footing matinal et bains de foule... 

Plus studieux, Georges Pompidou, et ses conférences de presse estivales, la cigarette à la bouche... 

Pour Jacques Chirac, la sortie de la messe à Bormes-les-Mimosas vaut un test de popularité. 

Quant au Général de Gaulle, agacé par les lits trop courts et les moustiques trop nombreux, il n'y passa... qu'une seule nuit. 

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