Un proche de Marine Le Pen mise en examen dans le cadre de l'enquête sur les précédentes campagnes électorales

Marine Le Pen
Marine Le Pen © AFP / PATRICK KOVARIK

Frédéric Chatillon, à la tête de la Riwal, société qui fournit les supports de communication du Front National, a été mis en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du parti frontiste en 2014 et 2015. Il est mis en examen pour abus de biens sociaux.

Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen est déjà mis en examen dans plusieurs autres affaires.

Par ailleurs, le trésorier du Front national Wallerand de Saint Just a annoncé samedi qu'il portait plainte après la publication d'un article du journal Le Monde évoquant un document "très compromettant" saisi dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs visant le parti d'extrême droite.

Les emplois fictifs : un système de financement du parti ?

D'après le journal, la police "a saisi un document qui pourrait se révéler très compromettant", à savoir "une note retrouvée dans l'ordinateur du trésorier", "qui laisse penser qu'un véritable système de financement du parti via le Parlement européen et les assistants parlementaires a été pensé en amont, et en haut lieu, pour faire supporter intentionnellement à l'Union européenne ses dépenses".

La justice tente de savoir si le FN a organisé un système pour rémunérer des cadres ou employés du parti en France avec des fonds publics européens, tout comme elle essaie de savoir, dans le cadre de l'enquête sur Riwal, si le Front National a monté un système de vase communicant avec la société Riwal, pour se financer.

Le front Nationale, Marine Le Pen et la justice
Le front Nationale, Marine Le Pen et la justice © Radio France / cs

D'autres enquêtes sont en cours

Outre les enquêtes sur les campagnes électorales et leurs financements, et sur les emplois fictifs, une commission parlementaire a enquêté sur les relations du Front National avec la Russie, sans donner ses conclusions pour l'instant. Le prêt accordé en 2014 aurait été repris par une autre entreprise russe peu avant le dépôt de bilan.

Par ailleurs la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique doute de la sincérité des déclarations des Le Pen père et fille au sujet de la propriété de Saint-Cloud.

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