le ps menace les listes en 3e position qui se maintiendraient face au fn
le ps menace les listes en 3e position qui se maintiendraient face au fn © reuters

Pour le PS, qui avait annoncé le désistement de ses listes partout où le front républicain était nécessaire pour faire barrage au FN, la chose a été parfois difficile à mettre en place. Car il y a les élus disciplinés, ceux qui, bon gré mal gré, ont retiré leur liste en faveur du candidat de gauche le mieux placé pour battre la droite. Et puis il y a les rebelles, ceux qui ne veulent pas lâcher.

Si la consigne de retrait a bien été suivie à Fréjus , Saint-Gilles , et a Perpignan , plusieurs candidats ont refusé de fusionner ou de retirer leurs listes.

Il y aura une quadrangulaire à Montpellier . Le dissident PS Philippe Saurel a refusé de s'allier avec la liste officielle de Jean-Pierre Moure. La quadrangulaire est risquée pour la gauche vue la présence d’un candidat UMP et de celui du FN.

À Béziers , où Robert Ménard soutenu par le FN est arrivé en tête au 1er tour, le socialiste Jean Michel Dupla ne se retirera pas. Il a du coup perdu l’investiture PS.

À Dunkerque , le maire PS Michel Delebarre, se maintient bien que devancé par son ancien adjoint sous l'étiquette divers-gauche, Patrice Vergriete et talonné par le candidat FN Philippe Eymery à presque 23%.

À Roubaix, les quatre listes gauche, divers gauche, UMP et FN, se maintiennent. Le maire PS sortant Pierre Dubois est en grande difficulté pour ce second tour.

À Grenoble , le socialiste Jérôme Safar, arrivé deuxième derrière le candidat d'EELV et du Parti de Gauche, Eric Piolle, a décidé de se maintenir au deuxième tour, refusant d'appliquer "la discipline républicaine", qui veut que les listes de gauche fusionnent. Le résultat: est une quadrangulaire avec l'UMP et le FN, qui ont a priori peu de chances de gagner. Le PS lui a retiré son investiture.

Ces cas fragilisent un peu plus la majorité et posent aussi la question, encore une fois, de l'autorité d'Harlem Désir et de Jean-Marc Ayrault.

Les explications de Marion Lagardère

Arrivé en tête dans au moins 21 communes, le FN sera présent au second tour dans 315 d'entre elles.

À droite, deux alliances dans l'autre sens

De son côté, Marine Le Pen a annoncé deux fusions de listes du FN avec des listes divers droite. C'est le cas à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et à L'Hôpital (Moselle). Objectif annoncé : barrer la route à la gauche.

À Marseille, c'est une alliance étrange qui s'est formée : le maire sortant du 2e secteur et soutien du controversé Jean-Noël Guérini, Lisette Narducci, a annoncé une fusion avec la liste de l'UMP, à la grande joie du candidat Jean-Claude Gaudin. Le socialiste Patrick Menucci parle d'une "alliance scélérate" entre l'actuel maire de Marseille et le président du conseil général, exclu du PS.

Enfin à Paris, tout le monde s'est mis en ordre de bataille : les Verts et le PS s'étaient mis d'accord dès lundi, et hier la droite s'est elle aussi rassemblée. Arrondissement par arrondissement, des accords ont été signés avec les dissidents (et notamment Dominique Tibéri dans le Ve, une alliance très symbolique pour l'UMP comme pour ses opposants).

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