Le Premier ministre a fait son premier discours de politique générale sur la méthode et le calendrier des réformes, avec plusieurs annonces.

Edouard Philippe a livré son premier discours de politique générale devant l'Assemblée nationale
Edouard Philippe a livré son premier discours de politique générale devant l'Assemblée nationale © AFP / CHRISTOPHE ARCHAMBAU

Édouard Philippe a décliné mardi la feuille de route de l'exécutif, avec de nombreuses annonces en matière d'éducation, de santé et de budget, au lendemain de l'intervention solennelle d'Emmanuel Macron devant le Congrès à Versailles.

Son discours, lu au même moment au Sénat par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, se voulait être un discours "concret, terre à terre", selon son entourage. Citant ses prédécesseurs Michel Rocard, Alain Juppé et Jacques Chaban-Delmas, le Premier ministre a exploité à plein cette heure d'exposition maximale qu'est la déclaration de politique générale, souvent considérée comme "l'heure de gloire" des locataires de Matignon. L'Assemblée nationale a, comme prévu, largement voté la confiance au gouvernement Phillipe-2, par 370 voix pour sur 577.

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Premières réactions

  • RICHARD FERRAND, président du groupe La République en marche : "Votre équipage est prêt face aux rangs grossissants et parfois aux courants contraires. Notre espérance n'est pas celle d'un long fleuve tranquille, notre espérance rejoint celle des explorateurs d'un nouveau monde que nous voulons conquérir et aborder au service de notre pays."

  • CHRISTIAN JACOB, président du groupe Les Républicains : "Chaque fois que l'intérêt général sera en jeu, nous prendrons nos responsabilités, sans état d'âme et sans arrière-pensée. Nous avons nos sensibilités mais la France et la République transcendent souvent nos engagements partisans".

    "Nous serons cette opposition républicaine libre, indépendante et responsable (...) fer de lance d’une opposition solide sur ses convictions et ferme sur son socle de valeurs.

  • MARINE LE PEN, députée et présidente du Front national : "Tout ça va avoir des conséquences très lourdes sur le pouvoir d'achat de nos compatriotes et, encore une fois, évidemment, des plus modestes et des classes moyennes. Tout ça mâtiné par la soumission aux exigences imposées par la feuille de route de Bruxelles, c'est-à-dire la baisse des dépenses publiques".

  • FORCE OUVRIÈRE dénonce "un flou inquiétant qui persiste."

  • La CPME (petites et moyennes entreprises) "Si la baisse progressive de l'impôt sur les sociétés (IS) vers la moyenne européenne de 25% est une excellente nouvelle, il est indispensable de respecter le calendrier fixé. De même, si la transformation du CICE en "allègement de charges" est positive, la CPME veillera à ce que le coût du travail n'augmente pas via un élargissement de l'assiette de l'IS.
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