[scald=25955:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le gouvernement va réduire de moitié la liste des métiers connaissant des problèmes de recrutement, qui permet à des non-Européens d'obtenir un titre de séjour plus aisément.

Cette décision, dévoilée par le quotidien Les Echos et confirmée mardi par le ministère de l'Intérieur, répond à la volonté des ministres de l'Intérieur et du Travail, Claude Guéant et Xavier Bertrand, de limiter l'immigration du travail pour faire baisser le chômage.

L'immigration du travail concerne quelque 20.000 personnes chaque année et l'objectif du gouvernement est de réduire ce chiffre de moitié, selon Les Echos.

"Nous avons en France 2,650 millions de demandeurs d'emplois, et chaque année 110.000 actifs supplémentaires arrivent sur le marché du travail, ce n'est pas parce qu'il y a des secteurs en tension qu'il faut absolument recourir à la main-d'oeuvre étrangère", avait déclaré Claude Guéant fin juin.

Le bien-fondé d'une politique de réduction de l'immigration légale du travail avait été mis en question par Christine Lagarde quand elle était ministre de l'Economie et des Finances.

La nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international avait alors au contraire souhaité que cette immigration soit "protégée et sécurisée".

Le BTP et l'informatique seront les secteurs les plus touchés par la future réduction de cette liste.

Dans le BTP, les postes de chargés d'études, de chefs de chantiers et de conducteurs de travaux devraient sortir de la liste, qui ne devrait plus inclure que le poste de dessinateur.

Dans l'informatique, seules des fonctions d'experts devraient figurer sur la nouvelle liste.

Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal

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