L'ancien ministre devrait annoncer ce dimanche sa candidature à l'élection présidentielle. Reste à savoir s'il compte participer à la primaire de la gauche.

Arnaud Montebourg lors de son appel au mont Beuvray (Nièvre), le 16 mai 2016.
Arnaud Montebourg lors de son appel au mont Beuvray (Nièvre), le 16 mai 2016. © Maxppp / Vincent Isore/IP3

Le moment est venu pour Arnaud Montebourg de "faire tomber les masques" et d'annoncer officiellement sa candidature à la présidentielle de 2017, a dit son porte-parole, François Kalfon, sur France Info ce vendredi. Ce sera aujourd'hui, lors de la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), son fief électoral.

Arnaud Montebourg, a-t-il poursuivi, "est là pour incarner une alternative". En "l'état actuel de l'opinion, François Hollande, compte-tenu des problèmes récurrents d'impopularité lourde, peut être battu" à la primaire de la gauche, a-t-il estimé.

Quant à savoir si l'ancien ministre du Redressement productif participera à la primaire : "Encore faut-il que celle-ci soit sincère et transparente" et que François Hollande, "le candidat officiel, qui n'a rien d'un candidat naturel, soit alors en mesure de se présenter" avec son "bilan qui est plutôt un échec", a répondu François Kalfon. Ancien allié de François Hollande, Arnaud Montebourg est devenu depuis deux ans l'un de ses principaux détracteurs. Aux yeux de ses soutiens, le bilan du quinquennat finissant rend impossible une nouvelle candidature du président, qui dévoilera ses intentions en décembre.

En 2011, Arnaud Montebourg avait réuni 17% des voix à la primaire, se plaçant en troisième position derrière François Hollande et Martine Aubry autour d'un programme fondé sur la "démondialisation".

Nommé ministre du Redressement productif après l'entrée de François Hollande à l'Elysée en mai 2012, Arnaud Montebourg a été écarté deux ans plus tard du gouvernement de Manuel Valls pour avoir multiplié les critiques, partagées par son collègue de l'Education nationale Benoît Hamon, lui aussi remercié. Ce dernier a annoncé mardi sur France 2 sa candidature à la primaire du PS de janvier, première étape avant le scrutin du printemps.

Outre l'ancien ministre Benoît Hamon, qui lui dispute désormais le leadership de la gauche du PS, d'autres candidats ont déjà annoncé leur candidature à la primaire de la Belle alliance populaire (BAP), qui réunit le PS et ses alliés : la frondeuse Marie-Noëlle Lienemann, l'écologiste François de Rugy, le président du Front démocrate Jean-Luc Bennahmias et le membre du conseil national du PS Gérard Filoche.