INFORMATION FRANCE INTER - Les réunions s'enchaînent au sein du groupe UDI, Agir et Indépendants. À la veille du discours de politique générale du Premier ministre, les 9 députés AGIR - La Droite constructive s'apprêtent à voter la confiance à Édouard Philippe, alors que les 16 députés UDI la lui refuseront.

Le groupe UDI, Agir et indépendants avait été lancé en juin 2017 autour de, notamment, Jean-Christophe Lagarde, Thierry Solère et Franck Riester.
Le groupe UDI, Agir et indépendants avait été lancé en juin 2017 autour de, notamment, Jean-Christophe Lagarde, Thierry Solère et Franck Riester. © AFP / MARTIN BUREAU

La scission du groupe parlementaire UDI, Agir et Indépendants est imminente. Comment rester ensemble... quand la moitié des députés veut afficher son soutien à la politique du Gouvernement et que l'autre veut s'y opposer ? Depuis le début, la cohabitation entre les membres de l'UDI et ceux d'Agir est difficile. Elle semble aujourd'hui être devenue impossible : les députés AGIR - La Droite constructive veulent voter la confiance à Édouard Philippe, ce mercredi, à l'issue du discours de politique générale du Premier ministre, alors que les députés UDI veulent la lui refuser.

"Il nous reste au moins six députés à trouver !"

Le problème pour Agir - La Droite constructive, c'est de continuer à avoir un groupe à l'Assemblée, c'est-à-dire compter au moins 15 députés. Parce qu'il n'est pas question pour les troupes du ministre Franck Riester, qui viennent de la droite, de frapper à la porte de La République en Marche. Et il n'est pas question non plus de ne plus exister dans l'hémicycle, en passant non-inscrits... L'équation est simple : "Il nous reste au moins six députés à trouver pour constituer un groupe à nous", résume le maire de Vesoul, Alain Chrétien, membre du mouvement Agir.

Risque d'hémorragie dans le groupe ? 

Le groupe qui compte pour l'instant 35 députés, pourrait même voler en éclat. Certains de ses membres sont déjà sur le départ. L'élue des Hauts-de-Seine, Frédérique Dumas, doit annoncer ce mardi midi son départ pour rejoindre le groupe "Libertés et Territoires" à l'Assemblée nationale, présidé par Philippe Vigier. 

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