[scald=223089:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le groupe UMP à l'Assemblée nationale a déposé vendredi une motion de censure, que les députés examineront mercredi prochain en séance publique.

Le chef de file du principal groupe de l'opposition, Christian Jacob, a précisé que cette motion de censure serait défendue par Jean-François Copé, le président de l'UMP.

Pour ses auteurs, "l'heure est venue de faire un premier bilan" de l'action du président François Hollande, dix mois après son élection. Le groupe UMP parle d'"échec total".

"François Hollande est désormais au pied du mur : soit il continue d'oeuvrer au déclin économique et social de la France, soit il choisit enfin la voie du courage et de la réforme", lit-on dans le texte de la motion. "Nous souhaitons avoir un dialogue en vérité avec le gouvernement."

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, répondra à Jean-François Copé du débat, prévu mercredi après-midi après la séance de questions au gouvernement.

A la mi-février, le chef du gouvernement avait dit "attendre avec impatience cette motion de censure pour qu'on ait une bonne explication, une explication de fond devant l'opinion publique".

Cette motion, déposée en vertu de l'article 49 alinéa 2 de la Constitution, n'a aucune chance d'être adoptée.

Le Parti Socialiste et ses alliés disposent de la majorité absolue à l'Assemblée et les autres groupes de gauche - Front de gauche et écologiste- n'ont nullement l'intention d'associer leurs voix à celles de l'opposition.

Dans ce genre de scrutin, seuls participent au vote les députés favorables à l'adoption de la motion de censure.

Dans l'histoire de la Ve République, une seule motion de censure a été adoptée, le 5 octobre 1962. Elle avait entraîné la démission du gouvernement de l'époque.

Emile Picy, édité par Emmanuel Jarry

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