C’est acté. Le jeudi 25 octobre restera une journée à marquer d’une pierre blanche au moins pour une raison: En France, l’écologie et le marché se sont réconciliés. Remarquons tout de même que dans certains pays cela fait longtemps que les verts et les entreprises ont lancé des ponts pour se retrouver. Le « plan Marshall » promis par Nicolas Sarkozy place donc l’écologie au centre de notre future vie économique, mais aussi de toutes les politiques publiques. Heureux Al Gore, qui cite désormais la France comme un pays à montrer en exemple pour ces choix environnementaux. Heureux également Nicolas Hulot qui attribue une note de 18 sur 20 pour ce Grenelle. Une mention très bien donc. Pourtant, en ce jour d’après, une question essentielle est posée: qui va payer ? L’Etat ? La révolution verte annoncée est d’ores et déjà placée sous une très forte contrainte financière. Nicolas Sarkozy exclu toute augmentation des prélèvements obligatoires. Conséquence,les marges de manœuvres pour financer les futurs plans massifs d’investissement resteront donc limitées. Les ménages ? Les artisans du bâtiment évaluent de 15000 à 20000 euros le coût par foyer pour rendre les logements moins énergivores. Au moment où l’inquiétude la plus exprimée par les français reste le niveau de leur pouvoir d’achat, on peut émettre certains doutes sur leur volonté d’investir rapidement dans la rénovation énergétique. C’est sans doute là que cela risque de coincer. Sans incitation fiscale forte et pérenne, les propriétaires auront des difficultés à franchir le pas. Pour autant, des marchés fabuleux s’annoncent pour les entreprises et les artisans du bâtiment, assurément les grands gagnants de ce Grenelle. De juteux profits s’annoncent également pour les grands groupes de BTP, Alstom (pour ces TGV), ou encore pour les banques. Parions d’ailleurs que ces dernières ne devraient pas tarder à proposer des prêts où autre financements labélisés « écologiques ». Une question : est si pour financer vos futurs travaux vous achetiez dès maintenant des actions Vinci, Bouygues ou Alstom ?

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.