Alors que l'exécutif traverse une passe difficile : incapacité à maintenir l'ordre samedi dernier à Paris, imbroglio sur les retraites, transmission à la justice par le Sénat des cas de trois proches du Président, le printemps semble plutôt sourire au sein de Les Républicains.

Au siège de Les Républicains, on se dit que les élections européennes pourraient donner un résultat mieux que celui qui était craint
Au siège de Les Républicains, on se dit que les élections européennes pourraient donner un résultat mieux que celui qui était craint © Maxppp / IP3 Press / Vincent Isoire

Le parti de Laurent Wauquiez a plusieurs raisons de se réjouir et d’espérer remonter la pente. 

Alors qu'on les disait un pied dans la tombe, les LR retrouvent ces jours ci un peu de couleur. Un "souffle d'air frais" sourit le numéro deux Jean Leonetti. "Une conjoncture favorable" décrypte aussi l'eurodéputé Brice Hortefeux, donnant plusieurs raisons : la désignation de François-Xavier Bellamy comme tête de liste, qui a su convaincre -aujourd'hui, en effet, les critiques sont rares- et le parti plutôt rassemblé derrière liste et projet.  

Une partie de l'électorat de droite pourrait délaisser LREM au profit de LR

Et puis, alors que l'exécutif patine sur le maintien de l'ordre, les LR comptent sur la lassitude d'un certain électorat de droite, un temps séduit par En marche et qui pourrait revenir au bercail. "On n'a pas un boulevard mais on a un couloir" analyse un cadre. "Entre un gouvernement qui n'arrive pas à gérer, et un scénario à l'italienne avec des extrêmes qui convergeraient"

Pour Bruno retailleau, chef de file des LR au Sénat, il faut désormais tenir la cohérence : une opposition sérieuse, qui ne soit pas dans la surenchère. "Avec ça, nous devrions dépasser les 15%".

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