[scald=97369:sdl_editor_representation]SANAA (Reuters) - Le nouveau président yéménite a officiellement pris ses fonctions lundi et déclaré que le Yémen traverse "une phase complexe et difficile" après 33 ans de pouvoir sans partage de son prédécesseur.

Abd-Rabbou Mansour Hadi a été élu la semaine dernière à la présidence du Yémen. L'ancien vice-président était le seul candidat à la succession d'Ali Abdallah Saleh, rentré au pays vendredi après avoir été soigné pendant un mois aux Etats-Unis.

Sa prestation de serment, samedi, a été éclipsée par un attentat revendiqué par Al Qaïda qui a fait au moins 26 morts devant un palais présidentiel du sud du pays.

"Nous sommes devant une phase complexe et difficile", a déclaré lors de sa prise de fonction Abd-Rabbou Hadi, qui se tenait au côté d'Ali Abdallah Saleh, qui lui a formellement remis le drapeau yéménite.

"Les Yéménites qui ont participé par millions aux élections ont envoyé un message clair sur leur désir de sécurité, de stabilité et de changement pour le meilleur. Aujourd'hui, nous prenons une nouvelle direction et nous disons adieu à un chef", a-t-il ajouté.

Ali Abdallah Saleh, qui a appelé au cours de la cérémonie les Yéménites à "la solidarité nationale face au terrorisme, principalement d'Al Qaïda", a indiqué qu'il resterait à la tête de son parti, ce qui laisse planer un doute sur sa réelle intention de renoncer au pouvoir

Des opposants yéménites se sont d'ailleurs rassemblés lundi devant le palais présidentiel pour demander de vraies réformes, dont la réorganisation des forces armées et la purge des services de sécurité des proches de Saleh.

"On a élu Abd-Rabbou (Hadi) pour qu'il soit président du Yémen, pas un employé de Saleh", a résumé Adel Abdoullah, un des organisateurs de la manifestation.

Mohammed Ghobari et Joseph Logan, Tangi Salaün pour le service français

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