Jean-Luc Mélenchon a été exclu dès le premier tour de la présidentielle, mais s’impose désormais comme un incontournable de la recomposition à gauche.

Pour le second tour, Jean-Luc Mélenchon a délégué sa consigne de vote aux quelques 450.000 adhérents de la France Insoumise
Pour le second tour, Jean-Luc Mélenchon a délégué sa consigne de vote aux quelques 450.000 adhérents de la France Insoumise © AFP / Bertrand GUAY

Jean-Luc Mélenchon est resté dimanche à la porte du second tour qu'il espérait franchir au terme d'une longue "campagne de conviction", mais il s'est placé en bonne position dans la recomposition de l'espace politique à gauche.

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A 65 ans, le leader de La France insoumise, qui disputait sa deuxième présidentielle, avait espéré pouvoir créer la surprise à l'issue d'une campagne inédite, marquée par une série de rebondissements, notamment en matière d'affaires judiciaires, et d'un nombre d'électeurs indécis sans précédent.

"Le résultat annoncé depuis le début de la soirée n’est pas celui que nous espérions", a déclaré l'eurodéputé à la presse. Pour autant "nous pouvons être fiers de ce que nous avons entrepris et réalisé", a-t-il poursuivi. "Nous sommes une force consciente et enthousiaste".

"Je vous appelle à rester groupés, à rester en mouvement et à être un mouvement car les défis que nous avons nommés sans en cacher aucun ni aucune des difficultés qu'ils soulèvent pour les régler, ces défis restent à relever", a lancé Jean-Luc Mélenchon à ses sympathisants.

Vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer

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Crédité de 19% des suffrages, le co-fondateur du Parti de gauche réalise un score sans précédent dans l'histoire de l'extrême gauche depuis la percée du communiste Jacques Duclos en 1969, qui avec 21,3% de voix, avait largement devancé les candidats de la gauche Michel Rocard et Gaston Defferre.

Temporiser ses consignes pour le second tour

Il a délégué aux quelque 450.000 appuis réunis autour de sa candidature le soin de décider d'une éventuelle consigne de vote pour le second tour. A 65 ans, ce vieux lion de la politique a réussi à supplanter un Parti socialiste qu'il a honni après en avoir été un des membres influents plus de 30 ans durant. Cet échec est d'autant plus amer qu'il laisse les deux premières places à Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ses deux cibles privilégiées durant la campagne.

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