Claude Guéant à nouveau aux prises avec la justice
Claude Guéant à nouveau aux prises avec la justice © Antoine Antoniol/SIPA

L'ancien ministre UMP sera jugé en correctionnelle à l'automne dans l'affaire des primes en liquide perçues au ministère de l'Intérieur. Michel Gaudin, ex-directeur général de la police nationale, est également cité à comparaître.

Michel Gaudin est cité pour "détournement de fonds publics" et Claude Guéant pour "complicité de détournement de fonds publics" et "recel de détournement de fonds publics".

Les faits présumés remontent à 2002-2004 , période à laquelle Claude Guéant était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur.

Claude Guéant trouvait alors sa rémunération pas à la hauteur de ses attentes. Il mettait donc au point une solution, dont il s’est expliqué en 2013 devant les enquêteurs : prélever une partie de la dotation mensuelle et en liquide destinée aux policiers sur le terrain et appelée "frais d’enquête et de surveillance". Selon ses dires, Claude Guéant aurait conservé chaque mois 5.000 euros de la somme versée par Michel Gaudin, alors directeur général de la police nationale, et concédé le reliquat à ses collaborateurs, trois préfets, Daniel Canepa, Michel Camux et Gérard Moisselin, également cités, tous trois pour "recel". Selon un rapport d'inspection de juin 2013, Claude Guéant aurait plutôt reçu environs 10.000 euros en liquide par mois. Le parquet national financier estime donc que Claude Guéant aurait encaissé indûment des sommes comprises entre 240.000 et 288.000 euros entre 2002 et 2004 .

Au terme d’une longue enquête préliminaire, déclenchée en juin 2013 pour des faits présumés de détournement de fonds publics, complicité et recel, la police avait remis il y a plusieurs mois son rapport au parquet national financier. Il revient à celui-ci de citer directement les protagonistes devant le tribunal correctionnel, de confier des investigations plus poussées à des juges financiers ou de classer sans suite. Il a choisi le renvoi devant le tribunal correctionnel. Les audiences auront lieu les 27 et 28 septembre et les 1er et 7 octobre prochains.

Claude Guéant est par ailleurs mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale dans une enquête sur l'origine de 500.000 euros versés sur son compte, somme qu'il avait justifiée par la vente de tableaux d'un peintre flamand à un avocat malaisien.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.