Le Parti socialiste, qui n'a pas su (ou pas voulu) soutenir son candidat, est réuni au lendemain de sa cinglante défaite afin de décider des orientations pour les législatives.

Benolit Hamon a salué ceux qui l'ont soutenu pendant la campagne et dénoncé ceux de son camp qui l'ont abandonné au profit d'Emmanuel Macron.
Benolit Hamon a salué ceux qui l'ont soutenu pendant la campagne et dénoncé ceux de son camp qui l'ont abandonné au profit d'Emmanuel Macron. © Maxppp / JULIEN DE ROSA

Benoît Hamon a parlé d’une « meurtrissure », mais la défaite du PS à la présidentielle est avant tout un naufrage. Avec 6,3 % au premier tour de l’élection présidentielle, non seulement le Parti socialiste ne se qualifie pas pour le deuxième tour, mais en plus il réalise le plus mauvais score depuis la candidature de Gaston Defferre en 1969.

Pour les soutiens du candidat socialiste, le vainqueur de la primaire de « La Belle Alliance populaire » n’est pas à blâmer. « L’échec est collectif », explique Olivier Faure, président du groupe PS à l’Assemblée nationale. Pour Aurélie Filippetti, porte-parole de Benoît Hamon, « l'étiquette du Parti socialiste lui a porté préjudice ».

La difficile campagne de Benoît Hamon
La difficile campagne de Benoît Hamon © Visactu

Le politologue Gérard Grinberg, estime quant à lui que le Parti socialiste est proche de la scission, « divisé comme il n'a jamais été depuis sa recréation en 1971 ». Ce processus de scission est d’autant plus inévitable qu’un certain nombre de membres du Parti socialiste, et non des moindres, ont refusé de voter pour le candidat socialiste à la prochaine élection.

Communes où le candidat du parti socialiste est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle 2012 et 2017.
Communes où le candidat du parti socialiste est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle 2012 et 2017. © AFP

"Une campagne courageuse"

Manuel Valls, ancien ministre de l’Intérieur et ancien Premier ministre et soutien du candidat d’En Marche !, a expliqué :

Comme au premier tour, je voterai Emmanuel Macron le 7 mai. Chacun doit mesurer la gravité du moment et tout faire pour rassembler. Pour la France.

Il a poursuivi ce lundi matin sur l'antenne de France Inter en affirmant ne pas avoir de regret quant à son attitude pendant la campagne.

Le leader du PS, Jean-Christophe Cambadélis, parle d'une campagne "courageuse" de Benoît Hamon. Ce lundi, les socialistes sont réunis en bureau politique afin de décider des orientations politiques du parti pour les élections législatives. Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, suggère que le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, mène cette nouvelle campagne.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.